Réagissant aux propos des groupes qui souhaitent que le parc de la Gatineau devienne un parc national, l'Association des propriétaires de Kingsmere et l'Association du lac Meech, ont préparé un mémoire pour répliquer à ceux qui voudraient que la Commission de la capitale nationale (CCN) exproprie toutes les maisons et les chalets compris dans le territoire du parc.
Selon Gilles Paquin, qui possède une maison au lac Meech depuis plusieurs années, plusieurs terrains privés autour de ce lac, sont occupés depuis plus de 100 ans, soit bien avant la création du parc, (par acquisitions graduelles de terrains) à partir de 1938.
« Les gens se sont établis à Chelsea et c'est le parc qui a ensuite été créé autour de leurs terrains et non le contraire » a affirmé l'ancien journaliste de La Presse, de Radio-Canada et du Droit. « Ici, nous sommes la quatrième génération à occuper cette maison. Mon père a acheté l'ancien chalet qui s'y trouvait, dans les années 1940. Autour du lac, il y a des familles qui sont là depuis plus de 100 ans », a affirmé M. Paquin, en rappelant que 500 personnes vivent à l'intérieur des limites du parc de la Gatineau.
Accès au public
Les propriétaires sont, selon les deux associations, les plus grands protecteurs de l'environnement du parc et de la qualité de l'eau des lacs. Ils s'opposent à un droit de première offre qui ferait en sorte que la CCN aurait priorité lorsqu'une propriété se trouvant dans le parc de la Gatineau, est à vendre. Selon les deux groupes, le gouvernement fédéral a, de toute façon, le pouvoir d'expropriation et un marché immobilier ouvert est plus juste pour les propriétaires. La CCN peut aussi acheter les propriétés sans les exproprier.
Selon M. Paquin, la présence de résidences privées ne restreint nullement l'accès public au parc de la Gatineau, car ce parc est très accessible. D'ailleurs, ce sont des routes municipales qui donnent accès aux plages du lac Meech et à plusieurs sentiers.
De plus, les propriétaires protègent la qualité de l'eau du lac Meech en faisant vérifier l'état de leurs fosses septiques et en utilisant très peu les bateaux à moteur.
« Le problème ponctuel d'algues bleues à la place O'Brien est causé par le fait que l'eau est chaude et peu profonde dans cette baie et non par les résidents. Tout le reste du lac est dans un état impeccable », a-t-il ajouté.
La position des résidents rejoint celle défendue par la municipalité lors d'audiences d'un Comité permanent du Sénat sur le projet de loi S-210, en 2007. D'ailleurs, il y a deux ans, le maire de Chelsea, Jean Perras, avait pris partie en faveur des propriétaires de maisons dans le parc, en affirmant qu'ils étaient les meilleurs défenseurs du territoire, puisqu'ils y vivent.











