« C'est un affront à l'ensemble du conseil municipal, lance Alain Riel, président de la commission de l'environnement de la Ville. Moi, ce que je n'accepte pas, c'est de véhiculer des faussetés et d'induire les gens en erreur. »
De l'élaboration d'une politique environnementale, aux bacs bleus qui ont fait augmenter le recyclage de 30 %, au compostage qui débute en mai 2010, en passant par le Fonds vert et la protection de la forêt Boucher et les édifices certifiés LEED, M. Riel affirme que Gatineau n'en a jamais fait autant pour l'environnement.
Conseil « vert »
« Il y en a pour tous les goûts et s'il y a une couleur que l'on peut attribuer à ce présent conseil, c'est bel et bien la couleur verte. Je trouve cela malheureux, peu importe qui l'aurait dit. Pour moi, ce n'est pas un débat avec M. Desjardins, mais c'est lui qui l'a dit. »
La semaine dernière, lors du lancement de sa campagne, Aurèle Desjardins a déclaré que la Ville de Gatineau n'en avait jamais si peu fait en matière d'environnement. Il a du même coup rappelé les ratés dans les dossiers du compostage et du recyclage. « L'environnement est à la mode. On n'en a jamais autant entendu parler et si peu fait en matière d'environnement », a dit M. Desjardins.
Ces commentaires ont aussi fait bondir le conseiller Patrice Martin, qui préside la Société de transport de l'Outaouais en plus d'avoir déjà dirigé la commission de l'environnement. « Il va devoir s'expliquer. En politique, il y a parfois des affirmations qui sont exagérées, qui sont tirées par les cheveux ou qui sont humoristiques. Mais celle-là, elle est carrément fausse. Il n'y a pas d'autre façon de la voir », affirme M. Martin.
« Si M. Desjardins veut nous défiler le menu des actions qui ont été entreprises avant ce conseil-ci, et bien qu'il le fasse. Mais je pense qu'il va avoir de la difficulté à accoter ça. Ce que je trouve difficile, c'est lorsque le conseil demande aux fonctionnaires d'aller faire un changement de réglementation, ou de mettre sur pied un programme, ça prend énormément d'efforts. C'est injuste envers les groupes communautaires et scolaires qui ont participé à un engouement environnemental depuis quatre ans. »
Invité à préciser ses pensées en matière d'environnement, Aurèle Desjardins a répondu hier par l'entremise de son directeur des communications, Philippe Boucher.
Pas de guerre de mots
« Nous, on commente l'élection à la mairie, pas les commentaires des conseillers municipaux. On ne veut pas entrer dans une guerre de mots avec les agents de Monsieur Bureau, a déclaré M. Boucher.
« Nous allons déposer notre plate-forme en matière de développement durable au cours des prochaines semaines. Et nous n'avons pas l'intention de juste parler d'environnement, mais d'avoir aussi une vision et des actions concrètes. On veut rejoindre le concert des grandes villes qui ont fait de l'environnement une priorité. Ça ne se résume pas juste à la gestion des matières résiduelles. »
Le maire de Gatineau, Marc Bureau, a aussi défendu hier les réalisations du conseil en environnement. « Il n'y a pas une ville au Québec qui a autant porté son attention sur l'environnement comme on a fait depuis quatre ans. On s'est donné une politique environnementale. Ça vient avec un plan d'action pour les quatre ou cinq prochaines années. Et je vous ferai remarquer que Monsieur Desjardins est le seul conseiller qui a voté contre le centre. »












