« Le maire va peut-être avoir une petite surprise », a indiqué le président de la Fraternité des policiers de Gatineau, Rock Legault, qui représente ses membres en conflit de travail.
Le maire a invité la communauté d'affaires à souscrire à sa caisse électorale, à l'occasion de deux repas à 500 $ le couvert, le 10 septembre, au restaurant Sterling, et le 16 septembre, au Château Cartier.
Le président de l'Association des pompiers de Gatineau, André Giroux, a laissé savoir que ses membres allaient « probablement supporter les policiers ». Les pompiers poursuivront aussi leurs moyens d'expression, à défaut de faire la grève, puisqu'ils font partie des services essentiels, comme les policiers.
Pas de mot d'ordre
Par ailleurs, le président Legault a nié que la baisse d'émission de constats d'infraction à Gatineau au cours de la dernière année était liée à un moyen de pression syndical. « La Ville dit qu'il y a eu une baisse par rapport à 2006, qui était une année record. Mais pour la dernière année, on parle de 32 000 billets. C'est dans la moyenne », mentionne-t-il.
Guerre d'usure
Les deux présidents syndicaux accusent l'administration Bureau de mener une guerre d'usure en prolongeant le conflit avec des recours judiciaires, forçant leurs organisations à se vider de leurs économies. « Ce qu'il fait, c'est qu'il (Marc Bureau) nous puni. Il dit : 'Vous ne voulez pas accepter ce que je vous donne [...] je vais vous ruiner », paraphrase Rock Legault. « La Ville est en train de lapider nos fonds. Ils ne respectent même pas les griefs que nous avons gagné », a lancé André Giroux.
Les deux syndicats ont récemment augmenté la cotisation de leurs membres, et s'apprêtent à demander une nouvelle hausse, prochainement.











