S'il est réélu le 1er novembre prochain, le maire sortant s'est engagé à faire passer de 11,5 millions $ à 23 millions $ les sommes consacrées annuellement à la réfection du réseau routier gatinois. M. Bureau dit que la municipalité sera en mesure de se payer un tel investissement, en allant chercher des subventions équivalentes de Québec et d'Ottawa pour plus de 300 projets d'infrastructures.
« Nous allons continuer à investir pour améliorer l'état de nos routes. En 2013, le budget dédié au pavage des rues atteindra 23 millions $. Il faudra par la suite continuer selon le même rythme si on veut mettre nos rues à niveau », a déclaré M. Bureau devant quelque 350 personnes réunies à la salle des Chevaliers de Colomb de boulevard La Gappe, dans le secteur Gatineau.
L'enthousiasme de la foule tranchait avec le climat tendu du premier souper-bénéfice de la campagne de M. Bureau, le 9 septembre dernier. Une manifestation de policiers et de pompiers gatinois - qui sont sans contrat de travail depuis 2006 et 2007 - avait alors quelque peu gâché la fête. Un événement semblable, prévu mardi dernier, a même dû être annulé. La soirée d'hier, quant à elle, s'est déroulée sans anicroche.
Coeur recherché
Marc Bureau en a profité pour réitérer sa promesse de donner un centre-ville « vivant » aux Gatinois. « Le Musée canadien des civilisations reçoit près de 1,2 million de visiteurs à chaque année, mais on ne voit pas beaucoup de retombées pour Gatineau », a-t-il indiqué au Droit. Selon lui, il est primordial de densifier la démographie du Vieux-Hull pour que le secteur devienne plus dynamique.
« Gatineau est une ville exceptionnelle. Il ne lui manque qu'un coeur et c'est ce que nous allons lui donner », a lancé M. Bureau en faisant référence au Plan particulier d'urbanisme (PPU) qui sera adopté mardi par le conseil municipal. « Il ne faut pas que ce plan dorme sur les tablettes et il ne faut pas que dans 20 ans, on revendique encore un centre-ville. Dans 10 ou 15 ans, ce centre-ville existera finalement comme nous l'aurons dessiné ensemble », a-t-il projeté.
Le maire sortant a rappelé que son conseil était à l'origine de « projets d'envergure » comme le Rapibus - dont la construction commencera dans trois semaines - et le complexe sportif de Gatineau. Il a aussi souligné que c'est sous sa gouverne qu'a été inauguré le boulevard des Allumettières, un axe routier attendu depuis près de 30 ans. Il a finalement fait valoir que depuis quatre ans, 150 parcs ont été créés ou revitalisés et 150 000 arbres ont été plantés à Gatineau.
Transparence
Par ailleurs, M. Bureau a décoché une flèche à ses adversaires qui l'accusent de manquer de transparence. Il a rétorqué que Gatineau a été la première municipalité québécoise à rendre publiques et à diffuser sur Internet les réunions de son caucus et ses réunions préparatoires. Il a également cité une étude du magazine McLean's qui, l'an dernier, classait la Ville de Gatineau au deuxième rang des municipalités canadiennes les mieux gérées.
« Il y a des gens qui aiment bien dire qu'on se chicane autour de la table du conseil. Ils devraient savoir que 97 % des 4429 résolutions adoptées depuis quatre ans l'ont été de façon unanime », a chiffré M. Bureau.
Conseillers au rendez-vous
Alain Riel était au nombre des élus municipaux qui, hier soir, ont manifesté leur appui à M. Bureau.
« C'est tout à fait normal. C'est un collègue de travail avec qui j'ai eu le privilège de siéger depuis quatre ans et avec qui je partage plusieurs valeurs », a confié le conseiller du district de Deschênes.
M. Riel s'est dit particulièrement satisfait des réalisations de M. Bureau au chapitre de l'environnement, notamment l'élaboration d'une politique environnementale accompagnée d'une enveloppe de 300 $ par année.
Le conseiller Luc Angers, pour sa part, souhaite entendre tous les candidats à la mairie avant de choisir lequel il appuiera. « Le meilleur candidat sera celui qui pourra jouer un rôle rassembleur au sein du conseil », a déclaré le conseiller du district des Promenades.












