Et ce week-end, ils étaient les hôtes d'une fête à la salle communautaire du parc Moussette, afin de souligner le 35e anniversaire de l'organisme qui les héberge. Fondée en 1974 par Soeur Danielle Jobin, l'Arche Agapè compte aujourd'hui cinq foyers d'hébergement pour personnes vivant avec une déficience intellectuelle.
« Certains bénéficiaires sont avec nous depuis le début. Nous avons commencé avec cinq [pensionnaires] et nous en avons maintenant 20 qui vivent avec nous à temps plein. Ils décorent leur chambre eux-mêmes. Ce sont eux qui mettent de la couleur nos maisons », raconte la responsable Nancy Lamothe.
L'Arche exploite également un atelier de travail, Les Jouets d'Arc-en-ciel, où six bénéficiaires s'affairent à nettoyer et désinfecter des jouets utilisés dans des garderies en milieu familial. « Ils offrent leurs services à la société. Ça leur permet de s'épanouir et de mener une vie meilleure », affirme Mme Lamothe.
L'Arche Agapè fait partie d'un réseau qui compte près de 130 maisons dans 35 pays à travers le monde. Celle de Gatineau est l'une des huit au Québec. Dans la région, l'Arche est aussi présente à Ottawa et à Arnprior. L'organisme a été fondé en 1964 par Jean Vanier, le fils de l'ancien général des Forces canadiennes et gouverneur général du Canada, Georges Vanier.
La fête de samedi rappelait de bons souvenirs à Lucie Legault, qui oeuvre au sein du réseau de l'Arche presque depuis ses débuts en France. « J'étais enseignante mais je n'aimais pas vraiment l'enseignement. Je me cherchais une cause dans laquelle m'impliquer et l'Arche m'a permis de rencontrer et d'aider plein de gens », se souvient-elle.
Les fondateurs de l'Arche de Gatineau lui ont donné le nom d'Agapè qui, dans la tradition chrétienne, fait référence à un repas de charité où les pauvres sont invités à partager la nourriture des riches.











