Réagissant au rapport sur la situation financière de la Ville de Gatineau publié mardi soir, Aurèle Desjardins, Tony Cannavino, Richard Gravel et Roger Fleury ont tous dénoncé l'administration du maire Bureau. Dans ce rapport, on fait état d'un surplus anticipé de 5,9 millions $ pour l'année 2009. Ce surplus anticipé n'était pourtant que de 1,8 million $ en juillet dernier.
Selon M. Bureau, cette soudaine hausse est due à l'augmentation des revenus provenant des droits de mutation, causée elle-même par la bonne santé du marché immobilier.
Les villes n'ayant pas le droit de faire de déficit, l'année financière se termine habituellement par un surplus dont l'ampleur peut varier considérablement. Le conseil municipal peut décider d'affecter le surplus à la réduction de la dette, s'en servir pour réduire les taxes ou offrir de nouveaux services.
Desjardins doute
Mais le conseiller Aurèle Desjardins, candidat à la mairie, met en doute ces chiffres. « Comment peut-on annoncer un surplus anticipé de 1,8 million $ en juillet et nous dire tout à coup qu'il sera de 5,9 millions $ en septembre ? Dans le même ordre d'idée, le conseil a donné un mandat à l'administration de préparer un budget comportant une hausse de taxes de 4,5 % et voila qu'on travaille plutôt sur un scénario de 3 %. C'est très différent. À 3 %, il faut couper dans les services », a fait valoir M. Desjardins.
De son côté Tony Cannavino dénonce le manque de transparence de l'administration Bureau et il blâme du même coup le conseiller Aurèle Desjardins. « J'étais présent mardi soir à la réunion du conseil municipal et la question du surplus anticipé me laisse perplexe. Comment M. Bureau peut-il parler d'un montant de 5,9 millions $ alors que M. Desjardins s'attendait à ce que ce soit 1,8 million $ ? Le maire n'a pas procédé normalement. Cette question aurait dû être débattue au comité des finances. Il faut jouer un jeu ouvert. Ça manque de transparence », a-t-il commenté.
Richard Gravel a aussi dénoncé la loi du silence qui a entouré la préparation de ces états financiers. « Certains conseillers avaient l'air très surpris. Le manque de transparence se poursuit encore à la ville », a déclaré le candidat à la mairie de Gatineau. Pour sa part, Roger Fleury a qualifié le rapport de « poudre aux yeux ».













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