M. Cannavino a mis le feu aux poudres en demandant à son adversaire de rembourser les 45 000 $ qu'il a reçus comme maire suppléant de la Ville. Le clan de M. Desjardins a répliqué en exigeant des excuses de M. Cannavino et en l'accusant de faire de la « politique de poubelle ».
Tony Cannavino a ciblé M. Desjardins pour une deuxième fois en une semaine. Après avoir déclaré qu'Aurèle Desjardins et Marc Bureau étaient du pareil au même, M. Cannavino a rappelé les commentaires de M. Desjardins, lundi, qui a déclaré qu'il a occupé un poste « figuratif » comme maire suppléant durant trois ans dans l'administration du maire Bureau.
« L'ex-numéro deux de la Ville de Gatineau, le candidat à la mairie Aurèle Desjardins, a fait une déclaration assez étonnante, même unique, a lancé Tony Cannavino. Ça soulève beaucoup des questions. Par exemple, comment se fait-il qu'il ait attendu au-delà de trois ans pour se rendre compte que son poste était marginal ? »
M. Cannavino a rappelé que M. Desjardins a reçu un salaire supplémentaire de 15 000 $ par année durant cette période et que cet argent devrait être remis aux contribuables de Gatineau. « Pour les contribuables, ça fait plus de 45 000 $ qu'il a reçu pour un poste qui semblait être symbolique. Comme personne intègre et honorable, il doit rendre l'argent qu'il a reçu pour un poste qui, il l'a dit lui-même, était au sens figuratif. Je demande à Monsieur Desjardins de rembourser l'argent. »
Tony Cannavino s'est ensuite tourné vers le maire sortant, Marc Bureau. Il se demande pourquoi M. Bureau a toléré que son maire adjoint encaisse la somme additionnelle pour un « travail figuratif ». « C'est un autre exemple flagrant du laxisme et du manque de leadership du maire Bureau. Il faut qu'il s'assure que M. Desjardins remette ces sommes. Et je peux vous assurer une chose : lorsque j'aurai un maire suppléant, ce ne sera pas un rôle figuratif. »
« Campagne de dépotoir »
Le clan Desjardins a vite répliqué en émettant un communiqué demandant des excuses de la part de M. Cannavino.
« Ce que Tony Cannavino fait, on appelle ça de la politique de poubelle. C'est malhonnête, a déclaré au Droit Antoine Normand, président de campagne d'Aurèle Desjardins. Aurèle Desjardins n'a absolument pas l'intention de tomber dans la démagogie de M. Cannavino. S'il veut faire une campagne de dépotoir, qu'il la fasse tout seul. »
Selon M. Normand, les commentaires de M. Cannavino démontrent que le candidat ne sait de quoi il parle en politique municipale.
Antoine Normand rappelle que les articles 56 et 57 de la Loi sur les Cités et Villes stipulent que le maire suppléant est nommé par le conseil et non par le maire. Aurèle Desjardins a remplacé M. Bureau une dizaine de fois lors du dernier mandat.
« Jamais M. Desjardins a refusé de remplacer le maire. Le maire décide quels dossiers il alloue à ses conseillers. Et on sait très bien que le cabinet de M. Bureau garde ses dossiers stratégiques très proches. Et quand M. Desjardins dit que son rôle était figuratif, il veut dire qu'il n'a jamais été dans le secret des dieux. »
Le maire Marc Bureau n'était pas disponible pour une entrevue hier. Il a toutefois envoyé un courriel au Droit, affirmant que « ce sont des enfantillages ! Et dire qu'ils veulent être maire ! »
L'autre candidat à la mairie, Richard Gravel, a dit vouloir mener une campagne positive. « Les attaques des autres, j'en ai rien à cirer. Je vais faire une campagne positive. On ne bâtit par des projets en s'attaquant aux gens. »











