La semaine dernière, les candidats Aurèle Desjardins, Tony Cannavino, Richard Gravel et Roger Fleury ont unanimement dénoncé le manque de transparence de l'administration Bureau, à la lumière des chiffres avancés dans le discours du maire sur la situation financière. Chiffré à 2,8 millions $ en juillet, le surplus anticipé pour 2009 a gonflé de 3,1 millions $ en l'espace de deux mois pour atteindre 5,9 millions $.
« On a mis l'impartialité et la bonne foi des administrateurs en doute, a dénoncé M. Bureau. Pourtant, on a suivi la loi d'un bout à l'autre. Je trouve dommage qu'on s'en prenne ainsi au maire et à tout le conseil municipal. »
Prestation du trésorier
Le maire a profité de la dernière réunion du comité exécutif avant les élections, hier matin, pour céder le plancher au trésorier de la Ville de Gatineau, André Barbeau. D'entrée de jeu, ce dernier a souligné que les élus avaient été informés dès juillet d'un surplus anticipé de 2,8 millions $, et non de 1,8 million $ comme cela a été rapporté. Sa présentation a recensé, point par point, la provenance des surplus... supplémentaires.
En tête de liste, les surplus liés aux droits de mutation - résultat de la vigueur de la construction domiciliaire - sont passés de 2,5 M $ à 3,1 M $, une augmentation de 600 000 $. Les surplus dégagés au chapitre des taxes foncières empruntent la même pente ascendante, passant de
1,6 M $ à 2,1 M $, une hausse de 500 000 $ équivalente à 100 nouvelles maisons.
Plus tôt ce mois-ci, la Ville a appris qu'elle recevrait une compensation de 500 000 $, résultat de redevances majorées de la collecte sélective. Une entente conclue avec la CSST a permis de pelleter 600 000 $ dans les surplus, alors qu'un demi-million de dollars d'économies ont été dégagés en passant au peigne fin les factures d'électricité, de gaz et de téléphone. Des économies supplémentaires de 400 000 $ ont été puisées dans différents services, appelés à se serrer la ceinture. « La prudence du trésorier de la Ville est légendaire. J'espère que ça se traduira en avril prochain par un surplus encore plus élevé », a commenté le maire Bureau, saisissant l'occasion pour répliquer à ceux qui l'ont accusé de se faire du capital politique en publiant son discours sur la situation financière dans les journaux.
La Loi sur les cités et villes oblige les municipalités à distribuer gratuitement le texte du rapport à chaque adresse, a-t-il plaidé. « La Ville peut décider de remplacer cette distribution par une publication dans les journaux. C'est ce que nous avons fait, par soucis d'économie. »












