M. Desjardins, 48 ans, évite le mot défusion. Il préfère dire qu'il veut « construire » deux villes, une à l'est et une autre à l'ouest de la rivière Gatineau.
Son projet aurait pour effet de créer une ville avec les secteurs Hull et Aylmer, et une autre avec les secteurs Gatineau, Masson-Angers et Buckingham. Sans expérience politique et sans organisation électorale, M. Desjardins se décrit d'abord comme un contribuable qui veut représenter la « majorité silencieuse ».
« J'ai une idée en tête et je veux donner la chance aux citoyens de se prononcer là-dessus », a dit M. Desjardins, propriétaire depuis 25 ans d'un garage sur la rue Saint-Jean-Bosco.
M. Desjardins ne craint pas de raviver des blessures en rouvrant le déchirant débat des fusions-défusions à Gatineau. « Ce sont les fusions forcées qui ont été douloureuses. Des gens ont perdu leur identité et la représentation au conseil municipal est devenue insuffisante », affirme-t-il, en plaidant pour un plus grand nombre d'échevins à Gatineau.
Aurèle Desjardins étonné
Le candidat à la mairie Aurèle Desjardins s'est avoué étonné de voir un autre candidat portant le même nom de famille briguer le même siège, à quelques heures de la fin des mises en candidatures. En entrevue au Droit, le conseiller sortant a dit remettre en question « le sérieux » de la démarche de son nouvel adversaire.
Aurèle Desjardins ne croit toutefois pas que les électeurs le confondront avec Luc Desjardins le jour du scrutin. Leurs idées sont d'ailleurs diamétralement opposées. Loin de prôner la défusion, le conseiller sortant propose plutôt de renforcer l'identité gatinoise. « On n'en est plus là. La fusion, c'était il y a huit ans. Il faut regarder en avant maintenant », de faire valoir Aurèle Desjardins.
Les autres candidats à la mairie sont le maire sortant Marc Bureau, Tony Cannavino, Roger Fleury et Richard Gravel.
Élections dans 16 districts
Les candidats qui souhaitaient briguer les suffrages à l'élection du 1er novembre prochain avaient jusqu'à hier après-midi pour se manifester. Contrairement à la mairie, on n'a eu droit à aucune surprise de dernière minute du côté des candidats à l'échevinat.
Il y aura des élections dans 16 des 18 districts électoraux à Gatineau. Deux conseillers sont déjà élus sans opposition. Luc Angers continuera de représenter le district des Promenades et l'avocate Patsy Bouthillette fera ses premières armes en politique municipale dans le nouveau district du Carrefour-de-l'Hôpital.
Parmi les luttes à surveiller, on compte celle qui opposera le conseiller sortant et président de la STO, Patrice Martin, au président de la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais, Jocelyn Blondin, dans le district de Wright - Parc-de-la-Montagne. Celle opposant le conseiller sortant Denis Tassé à l'ancienne conseillère Thérèse Cyr, dans le district de Touraine, promet aussi de retenir l'attention.
La présence de l'ex-syndicaliste Nycole Turmel alimentera la lutte dans le district du Plateau - Manoir-des-Trembles, où
elle affrontera les candidats Jean-Nicholas Martineau et Maxime Tremblay. Le quartier était représenté depuis quatre ans par Alain Pilon, qui quitte la vie politique.
Dans le district de Hull - Val-Tétreau, l'ancien candidat néo-démocrate Pierre Ducasse tentera de ravir le siège de la conseillère sortante Denise Laferrière. Un troisième candidat, Mintri Nguyen, sera de la course. Et il y aura une lutte à quatre à la succession de Simon Racine dans Limbour. L'ancien candidat adéquiste Jocelyn Dumais croisera le fer avec Nicole Champagne, Stéphane Gauthier et Michel Ghantous.
Autre lutte à surveiller, celle de la succession de Jocelyne Houle dans Buckingham. Là aussi, il y a aura une lutte à quatre entre Maxime Pedneaud-Jobin, Carl G. Simpson, Lévis Brazeau et Luc St-Jacques. Un match revanche sera disputé dans le district de l'Orée-du-Parc, où Mireille Apollon tentera de déloger le candidat sortant Claude Millette, qui l'a battue de justesse lors d'une élection partielle l'an dernier.
AVEC PATRICK DUQUETTE












