Selon le directeur général, André Rodier

Beaucoup de travail reste à faire au CSSS de Gatineau

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André Rodier, directeur général du CSSSG

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Philippe Orfali
Le Droit

C'est un portrait « difficile, mais néanmoins positif » qu'ont dressé hier les dirigeants du Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG), au sujet de leurs activités des douze derniers mois.

Difficile, d'une part, parce que beaucoup de travail reste encore à faire pour assurer des services aux patients optimaux, reconnaît le directeur général du CSSSG, André Rodier. La situation financière de l'établissement est elle aussi difficile, a-t-il reconnu.

« L'année a été mouvementée. On est en train de retourner le bateau, mais on a besoin de temps pour réaliser ce que l'on veut faire, a-t-il expliqué, lors de la séance publique annuelle d'information du Centre. Nous n'en sommes pas rendus où nous l'espérions, mais je suis convaincu qu'en se donnant le temps, nous y parviendrons. »

Alors qu'un déficit de 10 millions de dollars semble inévitable, le président du conseil d'administration de l'organisme, Bruno Bonneville, se montre confiant d'en arriver à une entente avec l'Agence de la santé et des services sociaux. Celle-ci doit approuver la proposition budgétaire du CSSS. En juillet, l'Agence avait exigée que le Centre lui soumettre une nouvelle proposition d'ici le 21 août, jugeant la précédente insatisfaisante.

« Les temps sont durs pour tout le monde. On cherche des façons de réduire (le déficit), mais le timing est très, très mauvais », dit-il, ajoutant que les discussions se poursuivent et devraient se conclure « au cours des prochaines semaines ». Malgré ce déficit budgétaire, et malgré un bond de 37 % des plaintes reçues au sujet des services dispensés dans les hôpitaux, le CSSSG assure que de nombreuses améliorations ont été effectuées. « Depuis 2007, nous sommes parvenus à recruter au-delà de 30 médecins, dans toutes les spécialités, que ce soit en orthopédie, en santé mentale, ou autres », fait valoir M. Bonneville.

L'ouverture de nouveaux locaux de cancérologie, qui permettent d'accueillir davantage de patients, a également permis d'améliorer les soins.

Et puis, ajoute-t-il, le nombre de plaintes reçu au sujet des CLSC gatinois a chuté de 16 %.

« Oui, c'est difficile. Il n'y a pas de recette magique. Mais nous effectuons des progrès importants », conclut M. Rodier.

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