« Je n'irai pas me faire élire à l'extérieur de ma région. Je suis en Outaouais pour y rester. Je pourrais me présenter dans un comté limitrophe de la région lors d'une élection partielle, mais je n'irai pas plus loin », a promis M. Taillon en entrevue téléphonique avec LeDroit.
Le nouveau chef de l'ADQ a manifesté son intention de se présenter dans la circonscription de Papineau aux prochaines élections provinciales, qui sont prévues en 2012 ou 2013.
« L'ADQ doit demeurer le parti des régions. De toutes les régions. On doit continuer à promouvoir un Québec fort dans un Canada qui fonctionne. » - Gilles Taillon
Il affronterait alors le ministre libéral Norm MacMillan, advenant que celui-ci sollicite un septième mandat à l'Assemblée nationale.
« C'est un peu trop tôt pour parler du comté dans lequel je vais me présenter. J'habite dans Papineau et c'est certain que j'aimerais pouvoir m'y présenter. Mais on traversera le pont lorsqu'on sera rendu à la rivière », a projeté M. Taillon.
Aux dernières élections, M. Taillon s'est retrouvé troisième sur la ligne d'arrivée avec 12,5 % des voix exprimées dans le comté de Chapleau.
Il a récolté moins de la moitié des votes du candidat péquiste Yves Morin et plus de 10 000 voix le séparaient de la recrue libérale Marc Carrière.
Gilles Taillon ne le nie pas. Il sait que la prochaine bataille électorale qui l'attend chez lui s'annonce corsée.
Il sait qu'il devra s'imposer dans une région dominée par le Parti libéral. Il mise sur la notoriété et la visibilité que lui donneront son statut de chef de l'ADQ pour mieux se faire connaître en Outaouais.
« C'est le lot de tous les chefs de partis. On a l'obligation de travailler davantage, à la fois pour notre comté et pour l'ensemble de la province, a-t-il déclaré. Si on est capable de diriger le Québec à partir de Sherbrooke, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas le diriger à partir de l'Outaouais. »
Rebâtir le parti
Pour l'instant, la priorité de M. Taillon est de rebâtir l'ADQ. Il admet que ça grouille et ça grenouille dans le parti depuis le départ de Mario Dumont.
Le chef fondateur du parti a quitté la vie politique après la dégringolade de sa formation aux élections de 2008. Le parti est apparu divisé tout au long de la course à sa chefferie, qui a duré plus de 10 mois.
« L'ADQ doit demeurer le parti des régions. De toutes les régions. On doit continuer à promouvoir un Québec fort dans un Canada qui fonctionne. Je vais diriger le parti avec les mêmes idées sur lesquelles j'ai basé ma campagne à la chefferie », de soutenir M. Taillon.
Recruté dans la vague adéquiste qui a précédé l'élection de 2007, l'ancien président du Conseil du patronat du Québec s'était d'abord fait élire dans la circonscription de Chauveau, près de Québec. Il était alors considéré comme le lieutenant de Mario Dumont.
L'exécutif régional de l'Outaouais avait tenté de le rapatrier dans Hull lors de l'élection partielle du 12 mai 2008. Mario Dumont s'y était opposé, ce qui avait jeté un froid sur les relations entre les exécutifs régional et provincial du parti.











