Les deux organisations sont en conflit avec l'administration Bureau dans la tourmente entourant le renouvellement de leurs contrats de travail.
Les présidents de la Fraternité des policiers, Rock Legault, et du syndicat des pompiers, Stéphane Noël, n'ont pas aimé les chiffres qu'ils ont vus dans le journal, hier matin.
Marc Bureau recueille 49 % des appuis, son plus proche rival, Aurèle Desjardins, obtient 25 %, et Tony Cannavino arrive troisième avec 19 %. Richard Gravel, Roger Fleury et Luc Desjardins recueillent ensemble 7 % des intentions de vote.
« Les chiffres sont inquiétants, a lancé le président du syndicat des pompiers, Stéphane Noël. Mais, en même temps, on ne s'est jamais fait d'espoir qu'il ne rentrerait pas. »
Son homologue, le président de la Fraternité des policiers de Gatineau, Rock Legault, n'a jamais caché qu'il voulait voir le maire actuel être défait aux élections. « C'est décourageant. C'est vrai que ce n'est pas facile à avaler. Est-ce que c'est surprenant ? Non. Les gens n'ont pas le vrai portrait de ce que Marc Bureau a accompli ou pas, puisqu'il ne se présente pas aux débats. »
Relations harmonieuses
Le sondage d'hier démontre qu'une part importante des personnes questionnées demeure indécise sur le candidat qui semble le plus apte à maintenir des relations harmonieuses avec les employés municipaux. La proportion d'indécis à ce sujet passe de 33 % à 50 %, selon les secteurs. Les deux meneurs dans cette catégorie sont Marc Bureau (23 %) et Tony Cannavino (21 %)
« La population ne semble pas touchée par les relations de travail dans la présente campagne », dit M. Noël.
Stéphane Noël refuse de prendre position en faveur d'un candidat ou d'un autre pour le moment, même s'il laisse entendre que le maire actuel n'est pas son homme. « On n'a pas l'intention de favoriser un candidat. Ce serait prétentieux de dire aux gens pour qui voter. »
M. Legault attend de voir si des candidats se rangeront derrière un seul pour renforcer l'opposition et concentrer le vote anti Bureau. « On va attendre de voir ce qui se passe, si eux (les autres candidats) vont se parler. »












