Isabelle Girard, une maman qui doit accoucher le 1er janvier, s'est dite déçue par la décision des autorités. « Je comprends la situation mais je dois avouer que je me sens un peu abandonnée et laissée à moi-même. C'est mon premier enfant. C'est quelque chose de spécial », a-t-elle souligné.
De son côté, le CSSSG affirme que la campagne de vaccination nécessite la présence des infirmières et qu'en temps de pandémie, on voulait limiter le plus possible les rencontres de groupes afin de freiner la propagation du virus.
« C'est pourquoi nous offrons une solution de rechange. Sur la page d'accueil de notre site Internet, nous avons une icône portant sur les rencontres prénatales. Il s'agit d'une formation en ligne sur le web. Nous sommes les seuls à offrir une telle formation au Québec », a fait savoir Sylvain Dubé, porte-parole du CSSSG.
Solution de rechange
« Grâce à cette alternative, les futurs parents peuvent retrouver le même contenu que celui qui est offert dans les cours. S'ils ont des questions, ils peuvent ensuite les poser à leur médecin ou à leur pharmacien », a ajouté M. Dubé.
Mais cette réponse est loin de satisfaire Mme Girard qui estime qu'un contact avec une infirmière est beaucoup plus rassurant. « L'information est là mais ce n'est pas suffisant puisque je n'ai pas accès à une personne-ressource pour m'encadrer et répondre à mes questions. C'est ça qui est inacceptable. »
Les futures mamans qui attendaient de connaître l'horaire des cours prénataux recevront sous peu une lettre de leur CLSC les avisant que les cours ont été annulés.
Hier, le CSSSG n'a pas été en mesure d'indiquer si les visites de l'hôpital de Gatineau, conçues pour les femmes enceintes en vue de l'accouchement, pourront se poursuivre cet automne. Quant aux visites effectuées par les infirmières aux mamans qui reviennent à la maison avec leur nouveau-né, elles se poursuivent pour l'instant selon M. Dubé.












