Mme Deslauriers qui a subi la défaite aux mains du maire sortant, Réal Rochon, a constaté plusieurs irrégularités, dès le jour du vote par anticipation, le 25 octobre. Selon elle, les boîtes de scrutin étaient faites de tôle et verrouillées d'une simple attache de plastique.
« Les boîtes n'étaient ni numérotées, ni scellées. À la fin de la soirée, mes représentants ont mis leurs initiales sur un scellé qui bouchait le trou d'insertion des votes. N'importe qui pouvait couper le tie wrap et ouvrir le couvercle, puis en remettre un autre, sans que ça paraisse. On nous a mentionné que les boîtes de scrutin s'en allaient dans une voûte alors qu'elles ont été transportées dans la caserne de pompiers. Tous les pompiers ont la clé de la caserne, incluant 5 candidats aux postes de conseillers qui sont aussi des pompiers. Le maire sortant a aussi cette clé », écrit Mme Deslauriers.
Couvercles et scellés
L'ancienne conseillère a exigé du directeur général de la municipalité, Jean-Marie Gauthier, qu'il mette des scellés sur les couvercles ces boîtes de scrutin. Elle aussi demandé que les boîtes de scrutin soient placées dans la voûte de la municipalité. Mme Deslauriers dit avoir aussi appris que des irrégularités auraient été commises lors du décompte des votes.
« Je ne fais pas cela pour prendre le poste de maire car je sais que M. Rochon a obtenu un nombre très important de votes mais je veux qu'on fasse la lumière sur ce qui s'est passé », a-t-elle déclaré au Droit.
Le directeur général de la municipalité et président d'élections, Jean-Marie Gauthier, a préféré ne pas commenter.












