La situation aurait pu mal tourner lorsque l'église Saint-Paul, dans le secteur Aylmer, a été ravagée par les flammes en juin dernier. Le président du syndicat des pompiers, Stéphane Noël, était de service pendant les événements. Il s'est dit béni qu'un autre incendie ne se soit pas déclaré dans un secteur desservi par le même système d'alimentation, qui passe sous la route 148. « Le premier à se brancher sur cette canalisation pompe toute l'eau. Heureusement qu'il n'y a pas eu d'autre incendie ailleurs », a lancé le chef syndical.
Cela aurait fait diminuer la pression d'eau à un point critique. « Je me souviens très bien des gros tisons qui tombaient sur les toits des autres maisons. Les gens arrosaient leur toit avec leur boyau. Si le feu s'était propagé, nous n'aurions pas pu le contrôler. »
Il explique que le débit idéal à ce moment devait être de 8 000 à 10 000 gallons/minute. « Nous devions être à 2 500 ou 3 000. »
L'âge avancé du réseau d'aqueduc et des conduites d'eau est bien connu de la Ville. M. Noël compare le tuyau de conduite d'eau sous la 148 à une artère qui devient, petit à petit bouchée, par le cholestérol. « C'est un tuyau de 12 pouces, mais avec le calcaire qui s'accumule, on doit être rendu à un diamètre de 6 pouces. »
Borne
Par ailleurs, les pompiers se sont dits inquiets, hier, du dysfonctionnement d'une borne à incendie sur le boulevard Montclair, dans le secteur Hull. On craignait qu'elle ne soit inutilisable, ce qui aurait empêché les pompiers de bien contrôler un incendie se déclarant chez le marchand de matériaux de construction Pilon PAL et des commerces voisins. « Si les flammes se propagent ailleurs et qu'une borne n'est pas fonctionnelle, on peut perdre la place », a expliqué M. Noël.
« La borne a fait l'objet d'une inspection des Travaux publics et elle demeure utilisable en cas d'incendie », a assuré la porte-parole de la Ville de Gatineau, Manuel Ann Boissonneault.











