Les candidats à la mairie Aurèle Desjardins, Tony Cannavino et Roger Fleury, de même que le conseiller Alain Riel sont parmi les fautifs, qui pourront dès ce matin faire face à des frais de retrait d'affiches, gracieuseté de la Ville de Gatineau.
« Là-dessus, les règles sont claires, a indiqué le porte-parole du Directeur général des élections (DGE) du Québec, Denis Dion. Les candidats ont droit à une période de 15 jours après le scrutin pour retirer leurs affiches, après quoi les municipalités peuvent les retirer, et ensuite refiler la facture aux candidats qui ne l'ont pas fait. »
Le coût de l'amende n'est pas imposé par le DGE, mais bien par les municipalités. La Ville de Gatineau n'a pas été en mesure de fournir, ce week-end, les sommes qui pourraient être demandées aux aspirants conseillers.
L'équipe du candidat défait Aurèle Desjardins s'est défendue, hier, de n'avoir pas fait retirer ses affiches. « Nous avions surtout de grandes affiches, et celles-ci ont été retirées dans les jours qui ont suivi les élections. Environ 95 % des affiches ont été enlevées, et s'il en reste, il s'agit d'oublis », a indiqué l'attaché de presse de M. Desjardins, Philippe Boucher.
Aurèle Desjardins a été le premier candidat à la mairie à planter des pancartes, l'été dernier. Au plus fort de la campagne, plus de 700 affiches étaient dispersées sur le territoire de la Ville de Gatineau.
Le candidat Cannavino n'est pas en reste, des affiches à son effigie ayant été aperçues ce week-end à quelques endroits à Gatineau.
Au moins une affiche de Roger « Deux ponts, un train » Fleury est toujours attachée à un lampadaire, bien en vue à proximité de la Maison de la culture de Gatineau.
Quant à Alain Riel, au moins une de ses affiches n'a pas été retirée, à l'angle du chemin d'Aylmer et de la rue Allen. Au lendemain de son élection dans le district trois, avec près de 85 % des voix, M. Riel avait toutefois fait apposer un coeur sur son affiche, en guise de remerciement aux électeurs. Il a été impossible de joindre M. Riel, hier, pour obtenir ses commentaires.












