Dans le cadre d'un souper spectacle vendredi au Dépanneur Sylvestre de Gatineau, puis lors d'une discussion entre représentants de différents groupes religieux samedi soir à l'Université Saint-Paul, différents groupes communautaires ont célébré le lancement de ce document qui souhaite «revaloriser la valeur universitaire qu'est la compassion».
«Nous devons de toute urgence agir pour que la compassion devienne une force [...] qui puisse nous guider dans ce monde de plus en plus polarisé, dit la charte. Enracinée dans la ferme détermination à transcender l'égoïsme, la compassion peut faire tomber les barrières politiques, idéologiques, dogmatiques et religieuses.»
La charte lancée à Ottawa, sur le Web (www.charterforcompassion.org) démontre que l'essence et le message de la plupart des grandes religions sont les mêmes, a estimé samedi Richard G. Weeks, de l'ONG Initiatives et Changement.
Depuis vendredi matin, une exposition des oeuvres de l'artiste photographe Asif Rehman est également exposée au Dépanneur Sylvestre, et ce jusqu'à jeudi. «On voit trop souvent de façon binaire. Quand il y a 'nous' et 'eux', c'est facile d'être compatissant avec 'nous', mais on ne l'est pas avec les 'autres'. Avec mes photos, je tente de démontrer le caractère universel des activités humaines. Un enfant qui sourit, c'est un enfant qui sourit», résume Rehman.
L'organisme Présence musulmane Ottawa a co-organisé les événements du week-end. «Cela fait un an que j'ai entendu parler de la charte, et j'ai contacté l'instigatrice du projet pour lui dire qu'on voulait, nous aussi à Ottawa prendre part au projet. On a fait un appel aux gens de toutes les origines et les croyances pour célébrer la compassion», a dit Shelina Merani, porte-parole de Présence musulmane Ottawa.
«C'est génial de collaborer avec des groupes de tous les milieux. On apprend à mieux se connaître, l'un l'autre. On tente de comprendre intelligemment la compassion et le rôle qu'elle doit jouer dans nos vies», explique MmeMerani.
porfali@ledroit.com









