André Laframboise en a marre du traitement de faveur accordé à la garde rapprochée du maire Bureau

La culture de lèche-bottes dénoncée

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« Amer et désabusé », le conseiller André Laframboise dénonce la culture... (ARCHIVES, LeDroit)

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Patrick Duquette
Le Droit

« Amer et désabusé », le conseiller André Laframboise dénonce la culture de lèche-bottes qui règne au conseil municipal de Gatineau sous la gouverne du maire Marc Bureau.

« C'est un vrai concours où chacun cherche à s'attirer les faveurs du maire. C'est ceux qui vont l'appuyer de manière inconditionnelle, même s'ils ne sont pas d'accord avec lui, qui vont avoir une commission ou un comité. »

Le conseiller du district Lucerne a quitté précipitamment la Maison du citoyen mardi après-midi dernier, sans assister, en soirée, à la première séance du nouveau conseil municipal élu le 1er novembre dernier.

Le conseiller se sent « trahi »

M. Laframboise se sentait « trahi ». En tête à tête la veille, affirme-t-il, le maire Marc Bureau lui avait proposé un siège au conseil d'administration de la Société de transport de l'Outaouais. Un siège qui a finalement été donné à Stefan Psenak, un nouveau venu au conseil municipal.

« Lors de ma rencontre avec M. Bureau, il m'a demandé si j'étais intéressé à aller à la STO. Il me disait que ça prenait quelqu'un d'Aylmer, afin de s'assurer que des solutions soient trouvées pour Aylmer si le Rapibus se rend jusque-là », a raconté M. Laframboise.

Quand le maire a procédé aux nominations mardi après-midi, M. Laframboise était furibond. Il a repris la tête du comité de vérification, mais il n'a pas été nommé à la STO.

« J'ai trouvé ça cheap de sa part. Il me donne une lueur d'espoir et après ça... Ce n'est pas correct de sa part. Surtout que ce n'est pas moi qui ai avancé quoi que ce soit, c'est lui qui me propose quelque chose. Je me sentais désabusé et vraiment trahi par Marc Bureau. »

Dans l'ancienne ville d'Aylmer, André Laframboise a siégé pendant trois mandats au conseil municipal sous la férule de la mairesse Constance Provost, puis du maire Marc Croteau.

« Avec Marc Croteau et Constance Provost, c'était pas mal plus fair-play que ça ne l'est actuellement, je pense. Ils acceptaient l'opinion de tout le monde, même si c'était critique des fois. Bureau, lui, n'est pas capable de prendre la critique. Pas une miette. Si on a le malheur de le critiquer ses décisions... Mais d'un autre côté, j'aime mieux être éloigné de lui et debout, qu'à ses côtés et à genoux. »

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