En conférence de presse, M. Angers a demandé à la Commission de la capitale nationale (CCN) d'inclure des citoyens dans le comité technique qui étudiera les trois corridors retenus pour l'emplacement du futur pont entre Gatineau et Ottawa.
Même si M. Angers dit que les citoyens devraient être choisis par Aecom-Delcan, la firme retenue pour mener la deuxième phase de l'étude environnementale sur les ponts, il a donné hier l'impression d'avoir déjà un parti pris.
Lors de son point de presse, MM. Angers et Lauzon étaient flanqués de citoyens arborant un macaron à l'inscription sans équivoque : Pont île Kettle : NON. « Mon idée est faite », a d'ailleurs confirmé Joël Jancovic, un citoyen qui demeure rue Fontenelles, en plein sur le tracé d'un futur pont passant par l'île Kettle.
Selon M. Jancovic, un pont sur l'Île Kettle est une idée complètement dépassée qui date des années 1940. À l'heure où les grandes villes tentent d'évacuer la circulation lourde en dehors de leur centre-ville, il est complètement illogique de construire un pont qui débouche sur la montée Paiement à Gatineau. Un pont passant par la baie McLaurin et débouchant sur le boulevard de l'Aéroport serait, selon lui, plus logique.
Un autre résident, Pierre Tremblay, est tout à fait d'accord. « On veut faire rentrer 3800 camions par ici et on a l'impression que les gens ne sont pas impliqués dans les discussions. C'est juste qu'on veut que nos intérêts soient considérés et défendus », a-t-il dit.
L'an dernier, le conseil municipal de Gatineau a appuyé le corridor de l'Île Kettle pour l'emplacement du futur pont. Depuis, Luc Angers a changé son fusil d'épaule. Mais il se défend en disant qu'à l'époque, un seul corridor était à l'étude : celui de l'île Kettle. Par la suite, les ministères des Transports du Québec et de l'Ontario ont insisté pour que deux autres corridors soient aussi considérés.
« Dans le temps, on avait pour la première fois depuis je ne sais combien d'années une résolution du conseil municipal d'Ottawa qui allait dans le même sens que nous. Et là, il y a eu des enjeux politiques au niveau supérieur. Et là, il y a eu les trois corridors. Est-ce qu'on va attendre encore que ce soit les niveaux supérieurs qui fassent bouger la CCN et mettre de côté nos citoyens ? » a demandé M. Angers.











