De retour en Outaouais après une semaine plutôt houleuse à l'Assemblée nationale, M. MacMillan a rappelé qu'il n'était pas en poste au moment des irrégularités commises au sein de Transports Québec.
« Je ne suis pas impliqué directement dans ce que le vérificateur général a mis sur la table. Il y a une chose qui est bien claire dans tout ça, c'est qu'on n'a pas attaqué l'honnêteté ou l'intégrité du ministère des Transports. Il y a des dossiers où il y a eu des problèmes, des problèmes spécifiques, et dont (les politiciens) n'étaient pas au courant. »
Dans son rapport déposé cette semaine, le vérificateur général Renaud Lachance souligne que le ministère contourne ses propres règles d'attribution de contrat. Cela a profité, dans au moins un cas, à la firme ABC Rive-Nord qui appartient en partie au député libéral d'Argenteuil, David Whissell. Dans la foulée de ces révélations, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a réclamé les têtes de la ministre des Transports, Julie Boulet, et de Norm MacMillan.
10 recommandations en marche
« On a pris le rapport tellement au sérieux que sur les 18 recommandations, on en a déjà mis 10 en marche, a dit M. MacMillan. Et dans le cas des huit autres, sans les connaître toutes, on a demandé au sous-ministre, d'ici un mois, de voir comment on peut mettre ces choses-là en place. L'opposition s'est servie de ça pour demander la démission de deux ministres. Ça fait partie du jeu de la période de questions. »
Le rapport du vérificateur général porte sur un échantillon de 191 contrats réalisés dans la région montréalaise et dans les Laurentides. Son analyse conclut que plusieurs contrats sont accordés sans appel d'offres, de façon injustifiée. Dans certains cas, le MTQ a invoqué la notion d'urgence » pour procéder de la sorte. La région de l'Outaouais n'a pas été analysée par le vérificateur.
Le ministre MacMillan soutient n'avoir jamais eu connaissance d'irrégularités dans l'octroi des contrats de Transports Québec en Outaouais.
« En vingt ans de politique, je n'ai jamais entendu parler de collusion en Outaouais. » Selon lui, les règles d'attribution des contrats sont suivies à la lettre. « Je pense que oui. S'il y a des gens qui pensent qu'il devrait y avoir des vérifications, je n'ai aucun problème avec ça. »
M. MacMillan précise que le rôle des politiciens se limite à déterminer, en début d'année, où iront les montants d'argent disponibles pour le ministère québécois des Transports. « Ce n'est pas le politique qui suit les soumissions, ce sont les fonctionnaires [...] Le normal des choses est fait par les fonctionnaires, pas par les politiciens.











