La Ville a fait parvenir ces derniers jours des mises en demeure aux propriétaires délinquants. Ils sont forcés de se conformer aux normes environnementales dans les 48 heures.
L'opération fait suite à une batterie de tests effectués l'été dernier sur 500 des 3600 installations septiques situées sur le territoire de Gatineau.
Les tests effectués par des laboratoires privés ont permis de détecter de nombreuses anomalies.
« Le problème, c'est que les champs d'épuration sont souvent saturés et ne filtrent plus efficacement », a expliqué le conseiller Alain Riel, responsable des dossiers environnementaux à la Ville de Gatineau.
Résultat : l'eau souillée rejetée par la fosse septique n'est pas interceptée par le champ d'épuration et coule tout simplement dans l'environnement immédiat.
« C'est ça le problème », résume Alain Riel.
Dans l'immédiat, les propriétaires fautifs doivent débrancher leur champ d'épuration de leur fosse septique.
« Et tout dépendant de la consommation d'eau, dit Alain Riel, ils vont devoir vidanger leur fosse septique, une fois semaine, aux deux jours, aux trois jours... »
Rue des Manoirs
Bien des installations septiques sont situées dans les zones rurales de Gatineau, mais un certain nombre se trouvent en zone urbaine.
C'est le cas sur la rue des Manoirs. L'hiver dernier, les riverains ont refusé, par référendum, de se brancher au réseau d'égout municipal. Au conseil municipal hier soir, un citoyen de la rue des Manoirs, Christian Tardif, est venu déplorer l'attitude cavalière de la Ville.
Il ne comprend pas pourquoi la Ville lui donne 48 heures pour régler un problème d'installation septique qu'il a fallu plusieurs semaines à détecter. Alain Riel rétorque que la Ville de Gatineau est tenue d'agir de par la loi provinciale.
« Quand il y a un problème, on doit agir, dit-il. Je sympathise avec les gens qui ont des problèmes d'hygiène, mais je dis en même temps que ces gens sont responsables de leurs infrastructures. »
M. Riel a refusé de préciser le nombre de mises en demeure envoyées par la Ville. Il s'est contenté de préciser que sur la rue des Manoirs, leur nombre est « minime, infime ».
Les 3100 autres fosses septiques qui n'ont pas encore été testées le seront à compter de l'été prochain, a-t-il assuré.











