Centrale hydroélectrique du ruisseau de la Brasserie

La Ville de Gatineau abandonne une poursuite d'un million

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La tentative pour remettre en marche la centrale... (SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LeDroit)

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La tentative pour remettre en marche la centrale hydroélectrique de l'ancien château d'eau, en avril 2003, s'est avérée un flop.

SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LeDroit

Patrick Duquette
Le Droit

La Ville de Gatineau abandonne une poursuite d'un million de dollars contre les consultants qui l'ont convaincue de relancer la centrale hydroélectrique du ruisseau de la Brasserie en 2003.

Une entente hors cours est intervenue le mois dernier entre la municipalité et la société sherbrookoise Gestion Conseil S.C.P. Une autre firme poursuivie dans le même dossier, Procéan Environnement, a fermé ses portes l'an dernier.

Les détails de l'entente n'ont pas été révélés par la Ville de Gatineau. « Un règlement hors cour a été conclu dans les meilleurs intérêts de la Ville. Une entente de confidentialité a été convenue entre les parties dans le cadre de ce règlement. C'est pourquoi, nous ne pouvons dévoiler toute autre information relative à ce règlement », a indiqué hier Catherine Desfossés du service des communications.

La Ville de Gatineau a déposé une poursuite en Cour supérieure contre les deux sociétés, en décembre 2004. Elle affirmait avoir été induite en erreur par l'étude de préfaisabilité produite par les deux firmes et leur réclamait un million de dollars en dommages.

Un échec

La tentative pour remettre en marche la centrale hydroélectrique de l'ancien château d'eau, en avril 2003, s'est avérée un flop. L'étude de préfaisabilité prédisait pourtant que la turbine produirait suffisamment d'électricité pour générer des revenus annuels de 35 000 $.

Dès sa remise en marche, la turbine a donné des résultats décevants. Elle a été incapable de produire autant d'électricité que prévu en raison du faible débit d'eau du ruisseau de la Brasserie. Au lieu des revenus attendus, la municipalité s'est retrouvée confrontée à une perte annuelle de 150 000 $.

Dans sa poursuite, la municipalité reprochait aux consultants d'avoir basé leurs analyses sur des données périmées, notamment des débits d'eau datant de 1972. La municipalité plaidait qu'elle n'aurait jamais réhabilité la turbine avec des constats appropriés.

L'ancien château d'eau abrite aujourd'hui la microbrasserie Les Brasseurs du Temps. Situé rue Montcalm, le bâtiment a hébergé auparavant un Écomusée des sciences naturelles.

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