Sur l'une des publicités, on voit l'intérieur d'un autobus, vide, avec une valise abandonnée sous un siège. L'allusion à un colis piégé est évidente. « Si vous voyez quelque chose de suspect, dites-le », indique en substance la publicité conçue par la firme Innovacom.
Sur une autre publicité, on voit plutôt un colis abandonné dans un abribus. « La sûreté, c'est l'affaire de tous », dit le panneau publicitaire.
Des autobus de la STO arboraient déjà les nouvelles pubs sur leurs flancs, hier matin, même si la campagne publicitaire n'était pas encore officiellement lancée. Les autobus d'OC Transpo porteront aussi des messages similaires.
« Pour répondre à la question : y a-t-il une menace terroriste qui pèse sur nos autobus ? Non. Toutefois, c'est une nouvelle réalité dont on ne peut pas faire fi. Nous sommes dans la région de la capitale nationale, et il y a un Parlement ici », explique Céline Gauthier, porte-parole de la STO.
Mme Gauthier a fait référence aux attentats survenus dans les transports publics à Madrid et Londres, en 2004 et 2005, pour faire valoir que la menace terroriste est une réalité dont doivent maintenant tenir compte les grandes sociétés de transport.
« Ça s'est passé dans des grandes villes. Ça pourrait se reproduire ailleurs. Ça ne veut pas dire que ça va se produire dans la région de la capitale nationale. Mais on ne peut ignorer cette nouvelle réalité. À la limite, ce ne serait pas responsable de dire : 'ça arrive juste aux autres'. »
Être vigilant
Mme Gauthier reconnaît que les publicités frappent fort. Mais elle ne craint pas de créer une paranoïa chez les usagers.
« Je pense que les gens sont capables de faire la part des choses. C'est de rappeler qu'il n'y a personne à l'abri de rien, même dans la région de la capitale. Ce n'est pas de faire peur, c'est juste d'être vigilant. Il n'y avait pas ça, il y a 15 ans, des attentats, des colis suspects, des appels à la bombe. On n'avait pas ça dans les réseaux de transport. Mieux vaut prévenir que guérir. »
Lancement sous peu
La campagne de sensibilisation doit prendre son envol dans les prochains jours.
À la STO, des panneaux publicitaires seront installés dans tous les autobus, tandis que 25 « panneaux-bus » seront affichés sur le flanc des véhicules. Une vingtaine d'autres publicités seront installées dans des abribus.
La campagne publicitaire coûte 15 000 $ et est financée à 75 % par Transports Canada, dans le cadre d'un programme destinée à augmenter la « sûreté » dans les transports en commun. Ce même programme a permis de financer pour 2,2 millions d'initiatives liées à la sécurité dans la région depuis 2006.
Dans la région de Gatineau-Ottawa, 400 000 usagers utilisent tous les jours le transport en commun pour se rendre au travail, à l'école ou pour d'autres activités.
OC Transpo et la STO ont mis un site Web et un numéro de téléphone à la disposition du public. Pour rapporter toute activité suspecte, il suffit de téléphoner au 310-2828.











