Responsable des dossiers environnementaux au conseil municipal, M. Riel a plaidé en faveur d'un virage vers l'achat de véhicules hybrides.
M. Riel ne vise pas l'achat de lourds camions de déneigement ou des camions de pompiers, mais plutôt les petits véhicules, les « navettes, les messagers », a-t-il précisé.
Lui-même affirme avoir diminué sa consommation d'essence des deux tiers après avoir fait l'achat d'une voiture hybride en décembre dernier.
L'intervention de M. Riel survient alors que la municipalité s'apprête à dépenser 3,7 millions au cours de la prochaine année pour renouveler une partie de son parc de véhicules.
« Il faut faire ce virage absolument. On a entre 400 et 700 véhicules. Souvent, on étire leur durée de vie 10, 12 voire 15 ans. On doit prêcher par l'exemple. Comment demander à nos citoyens de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre quand la ville ne le fait pas ? » a dit M. Riel.
Sans fermer la porte, la directrice générale adjointe, Marie-Hélène Lajoie, a laissé entendre que la Ville de Gatineau avait éprouvé certains problèmes avec les véhicules hybrides achetés ces dernières années. Une objection que M. Riel a balayée du revers de la main.
« Il faut faire fi de cela, il faut aller plus loin, ce sont des véhicules qui sont fiables et, sans nommer des compagnies, on est rendu à la troisième génération. Il y a déjà des véhicules hybrides à la ville, mais il faut aller encore plus loin. Ça ne prend pas de grandes études, ni de grands projets pilotes. »
La Ville de Gatineau s'apprête aussi à dresser le bilan de ses émissions de gaz à effet de serre en 2010. Un exercice qui se fera à l'aide de logiciels informatiques et permettra de tracer un portrait plus précis des émissions polluantes produites par la municipalité.
« On peut d'ores et déjà deviner que le parc de véhicules municipaux sera grandement responsable des émissions polluantes. Alors pourquoi ne pas commencer tout de suite ? C'est de faire attention au niveau des achats de véhicules, afin qu'on ne fasse pas de mauvais choix pour les 10, 12 ou 15 prochaines années», dit M. Riel.











