L'an dernier, la MRC a convoyé 19 000 m3 de boues usées à l'usine de traitement de la rue Notre-Dame à Gatineau, en vertu d'un contrat qui s'achevait le 31 décembre dernier.
La MRC souhaitait prolonger son contrat pour une période supplémentaire de 18 à 24 mois, même si elle paie un tarif deux fois plus élevé que les citoyens de Gatineau.
Le conseil municipal de Gatineau a tranché la poire en deux hier. Il prolonge d'une seule année le contrat de services avec la MRC-des-Collines-de-l'Outaouais.
Même si elle demeure en mesure d'accepter les boues usées de la MRC voisine, l'usine de la rue Notre-Dame subit « beaucoup de pression », a dit André Lambert, directeur général adjoint.
« C'est la dernière prolongation qu'on leur accorde. Je pense qu'il faut mettre de la pression sur eux », a-t-il dit. D'autant plus, ajoute-t-il, que la MRC n'a guère avancé depuis 2007 avec son propre projet d'usine de traitement des boues usées.
Le maire Marc Bureau juge lui aussi que la MRC-des-Collines-de l'Outaouais doit s'arranger pour traiter ses boues usées sur son propre territoire. « Le problème est vraiment dans leur camp et c'est le message qu'on va passer. »
La MRC n'a émis aucun commentaire, hier. Les appels logés auprès du directeur général et du préfet de la MRC des Collines sont restés sans réponse.











