La direction de Corus Québec en a fait l'annonce, hier matin, indiquant que l'émission Puisqu'il faut se lever remplacera à compter de lundi prochain, de 5 h 30 à 9 h, la quotidienne gatinoise Faut qu'on s'réveille animée depuis près d'un an par Louis-Philippe Brulé.
L'émission de M. Arcand - qui a notamment pour collaborateurs Jean Lapierre, Réjean Tremblay, Denise Bombardier et Marie-France Bazzo - sera également présentée sur trois autres stations de Corus en région, soit au 107,7 FM en Estrie, au 106,9 FM en Mauricie et au 98,3 FM au Saguenay.
Le directeur général de CJRC 104,7 FM Souvenirs garantis, Normand Brunet, a défendu Corus Québec de vouloir faire de la « montréalisation de l'information ». « Ce n'est pas Montréal qui débarque. C'est une émission révisée pour être réseau sur notre antenne et dans trois autres régions », a-t-il indiqué.
Il ajoute que des modifications à l'émission de M. Arcand ont été apportées pour faire place au contenu régional. M. Brunet soutient aussi que ces changements ne visaient pas à faire des économies.
« Nous renforçons notre place sur le marché, dit-il. C'est plus que Montréal, mais c'est provincial, pour consolider notre offre radiophonique auprès des auditeurs et faire face à la concurrence et augmenter nos parts de marché. »
Les auditeurs du 104,7 FM Souvenirs Garantis continueront d'entendre, le matin, Valérie Clairoux aux arts et spectacles, à la météo et à la circulation, de même que Mathieu Locas, aux nouvelles et aux entrevues d'actualité. L'émission Le Retour juste pour le fun avec Martin Grenier et Sheila Fournier, ainsi que Dans le vestiaire avec Nicolas St-Pierre resteront en place.
Brulé remercié
La station emploie 15 personnes à temps plein. L'animateur de 37 ans Louis-Philippe Brulé a été remercié de ses services après avoir travaillé pendant près de 17 ans à CJRC. Il a auparavant animé l'émission du midi et celle du retour. Le collaborateur Clinton Archibald a aussi été touché par cette décision de Corus. Nicolas St-Pierre sera au micro de l'émission matinale pour le reste de la semaine.
La nouvelle n'a pas eu l'effet d'un choc pour M. Brulé, qui se doutait bien que des changements étaient à venir à la station.
« J'étais très lucide quand j'ai pris le micro l'an dernier avec la nouvelle orientation musicale de la station. En radio, tu sais quand tu commences, mais tu ne sais jamais quand tu finis », a-t-il indiqué au Droit, ajoutant n'avoir aucune amertume envers son ancien employeur.
Une voix de moins
Le maire de Gatineau, Marc Bureau, a réagi à l'annonce de Corus, se disant déçu par la décision du groupe de radiodiffusion de remplacer l'émission locale par une émission en provenance de Montréal. « L'émission était pilotée par un animateur d'expérience, originaire d'ici, qui offrait une large place à l'actualité municipale et régionale. Cette couverture permettait aux Gatinoises et aux Gatinois de mieux comprendre ce qui se passe chez eux, d'y prendre part et de développer un sentiment d'appartenance gatinois », a-t-il dit, ajoutant comprendre le fait que le contexte économique actuel ait pu guider cette décision d'affaires.
Au cours des dernières années, CJRC a aussi mis fin à son émission d'affaires publiques locale diffusée le midi, alors que la télévision de Radio-Canada d'Ottawa-Gatineau et TVA-CHOT ont cessé de produire leur bulletin de nouvelles le midi. TVA-CHOT a aussi arrêté de diffuser des bulletins régionaux durant la fin de semaine.
Avec Louis Lafortune











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