« C'est bien que la Ville reconnaisse qu'il y ait eu des erreurs », affirme Nicole Desroches, directrice générale du Conseil régional de l'environnement et du développement durable de l'Outaouais (CREDDO).
« Faudrait que le Lac Beauchamp ne soit pas juste sous l'égide des services des loisirs. Que les services de l'environnement s'en occupent aussi, explique Mme Desroches. Ce qu'il faudrait que la Ville fasse, c'est que les loisirs s'occupent des infrastructures et les camps d'été, mais que le parc soit sous l'égide de l'environnement. »
« Je ne veux pas taper sur la tête des gens des loisirs, mais ce n'est pas leur expertise de s'occuper de l'environnement. »
Le maire Marc Bureau reconnaît pour sa part qu'il faudra identifier qui est le porteur d'un dossier comme les coupes d'arbres : l'environnement ou les travaux publics. « Quand on abat des arbres dans un parc, c'est la responsabilité de quels services ? »
Quant à l'idée d'avoir les coupes majeures approuvées par le comité exécutif, Nicole Desroches se demande s'il faut aller si loin, surtout si des superviseurs additionnels guettent les travaux.
Selon la directrice du CREDDO, l'erreur de la Ville dans les coupes du Lac Beauchamp, c'est aussi d'avoir embauché un ingénieur forestier qui s'est payé en bois pour les travaux. « Les fonctionnaires ont pensé bien faire parce que c'était une bonne affaire. Mais quand tu coupes du bois pour un chantier, ce n'est pas comme couper du bois pour l'exploiter. Quand on coupe pour un chantier, on tente de garder les plus belles tiges. »











