La dernière victime est Papiers White Birch, le deuxième plus gros producteur de papier journal en Amérique du Nord avec trois usines au Québec (dont Papier Masson), qui a dû se placer, mercredi, sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.
Le député bloquiste de Gatineau, Richard Nadeau, souligne que la situation est catastrophique pour l'ensemble du Québec, et c'est particulièrement vrai dans la région de l'Outaouais avec les usines Domtar, Thurso et Portage-du-Fort, qui ont fermé leurs portes, alors qu'AbitibiBowater et Papier Masson ont dû se placer sous la protection des tribunaux.
« À quel moment le gouvernement conservateur prendra-t-il conscience de l'importance et de l'urgence d'agir ? Au lieu de ça, le ministre et député de Pontiac, Lawrence Cannon, se transforme en courant d'air et assiste à l'hécatombe sans poser le moindre geste pour venir en aide au secteur de la forêt. C'est inadmissible, et ça démontre le peu de poids qu'a un ministre conservateur québécois à la table du cabinet fédéral », a déclaré le député Nadeau.
Que des miettes
Le Bloc québécois souligne que le gouvernement a consenti près de 10 milliards $ à l'industrie automobile ontarienne, alors qu'il n'a concédé que des miettes à l'industrie forestière, malgré les belles promesses de certains députés conservateurs durant la dernière campagne électorale.
À l'instar du Conseil de l'industrie forestière du Québec et des syndicats, le Bloc réclame dans ses propositions budgétaires que le gouvernement mette en place des prêts et des garanties de prêts pour les entreprises, comme l'a fait Investissement Québec, et tel que l'avait promis le premier ministre Harper, en 2005.
« Plus que jamais, à la veille du dépôt du budget, c'est le temps d'agir et les conservateurs doivent saisir l'occasion pour le Québec », conclu Claude Guimond, député bloquiste de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques.











