Depuis quelques années, la Ville de Gatineau a intensifié ses efforts pour réduire la vitesse. Mais les opérations policières, la sensibilisation et l'aménagement de dos-d'âne n'ont pas éliminé le sentiment d'insécurité chez une partie de la population.
« Les gens nous disent encore souvent : 'comment ça se fait que vous ne faites rien ?'», constate M. Tremblay, nommé en novembre dernier à la présidence de la commission de sécurité publique par le maire Marc Bureau.
Que faire de plus alors ? « On va voir si on est capable de sortir des sentiers battus et si on est capable de trouver d'autres types de solutions », rétorque le conseiller.
Il surveille de près le projet pilote mis en place l'an dernier par Transports Québec sur l'utilisation des photos-radars. Des « mouchards » ont été installés l'an dernier à des feux rouges à Montréal, en Montérégie et dans les Chaudières-Appalaches. Les automobilistes épinglés par les caméras reçoivent une contravention par la poste.
« Il y a un besoin à Gatineau. Juste au niveau du boulevard Maloney, là où il y a beaucoup de vitesse. Pour l'instant, on ne peut faire de demandes pour avoir des photos-radars parce que c'est le statu quo tant que le projet pilote n'est pas terminé. »
Parmi les autres solutions envisagées par M. Tremblay, il y a la réduction de la vitesse de 50 à 40 km/h dans les rues de la ville. Depuis janvier, un projet pilote pour tester cette avenue est en cours dans le district des Promenades. « Le gros problème qu'on a, ce n'est pas de gérer la masse. C'est de gérer le 15 % des gens qui sont excessifs », reprend M. Tremblay.
Au chapitre de la répression policière, M. Tremblay veut vérifier s'il est possible de mener des opérations radars dans les rues résidentielles - et pas seulement sur les grandes artères - tout en augmentant le montant des amendes, une suggestion déjà avancée par son collègue Joseph De Sylva.
Attroupements de jeunes
M. Tremblay souhaite aussi s'attaquer aux problèmes des attroupements de jeunes aux abords des parcs et des écoles. Avant-hier, un jeune a été arrêté près de l'école Grande-Rivière, où des attroupements de 40 à 50 jeunes fumeurs se forment régulièrement. Le jeune avait bousculé un policier.
« La solution contre les attroupements, c'est d'avoir une approche dynamique et ouverte », a dit M. Tremblay en citant en exemple le cas de l'école Grande-Rivière. Là-bas, élus municipaux et scolaire travaillent de concert avec la police, les parents et la direction pour mettre fin aux attroupements.











