Depuis lundi dernier, une importante opération de contrôle des véhicules lourds est en cours afin de s'assurer que les fardiers respectent des réductions de charges qui varient entre 14 et 20 %. L'opération de préservation du réseau routier continuera jusqu'au 7 mai.
Avec quelque 10 000 camions sillonnant les routes de l'Outaouais, le transport par poids lourd peut occasionner des dommages sérieux aux routes s'il n'est pas effectué dans le respect des normes, particulièrement lors du dégel.
« Les différentes couches de matériaux qui composent la chaussée ne se comportent pas de la même façon durant la période de dégel, car elles sont gorgées d'eau. Lorsqu'un véhicule passe en surcharge, il y a un affaissement de certaines couches et c'est à ce moment que les crevasses apparaissent sur la route », explique Benoît Tessier, porte-parole de Contrôle routier Québec.
Les transporteurs doivent donc réduire leur charge pour tenir compte de la capacité portante plus faible de la chaussée. Les poids lourds possédant un seul essieu sont ceux qui endommagent le plus la route lorsqu'ils sont en surcharge. La réduction de charge exigée est donc de 20 %, alors que les véhicules équipés de quatre essieux doivent s'alléger de 14 %.
Depuis quelques jours, la quinzaine de contrôleurs routiers intensifient les opérations de pesée, aussi bien dans les deux postes de contrôle permanent de Lochaber - sur la route 148 et l'autoroute 50 - que celui installé sur la route 148 dans le Pontiac. De plus, des autos-patrouilles équipées de balances portatives sillonnent les différentes routes de la région pour procéder à des vérifications.
Lorsqu'il y a surcharge, les contrevenants s'exposent non seulement à des amendes variant de 200 $ à 1000 $, mais doivent se conformer sur le champ aux limites permises avant de reprendre la route.
Dans certains cas, si le poids est trop concentré sur un seul essieu, le fait de déplacer le chargement peut permettre de respecter les normes. Mais lorsque la masse totale dépasse la limite permise, le camionneur n'aura d'autres choix que de délester sur place une partie de sa cargaison.
Depuis le début de l'opération, environ 15 % des véhicules vérifiés étaient en surcharge, un chiffre comparable à l'an dernier, souligne M. Tessier.











