La députée de Hull, Maryse Gaudreault, invite le conseil municipal à se tourner ailleurs pour financer ce projet souhaité notamment par l'Association régionale de soccer de l'Outaouais (ARSO). « Le surplus de l'ex-ville n'est pas le bon véhicule pour financer un projet comme celui-là », a dit Mme Gaudreault, qui avait cru tout d'abord possible de trouver un arrangement pour accommoder la ville.
La Loi sur les cités et villes ordonne à une municipalité d'utiliser les surplus d'une ex-ville au bénéfice exclusif de ses anciens habitants.
Or, le nouveau terrain synthétique de l'UQO ne remplit pas cette condition, puisqu'il accueille une clientèle régionale.
L'aménagement d'un dôme rétractable permettrait de jouer toute l'année sur le nouveau terrain synthétique de l'Université du Québec en Outaouais.
Séduit par cette éventualité, le conseil municipal de Gatineau a fait fi des avis juridiques, l'automne dernier, pour réserver une somme de 500 000 $ à même les surplus de l'ex-ville de Hull.
L'insistance de la municipalité a poussé le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, à ouvrir la porte. Si la Ville tient tant à consacrer les surplus d'une ex-ville à un projet de nature régionale, et bien, qu'elle tienne une consultation publique, a-t-il dit. Hier, la députée Gaudreault est venue refermer la porte laissée entrouverte. Après avoir mené son enquête, elle a constaté que les surplus de l'ex-ville de Hull - plus de 6 millions $ en 2002 - ont presque tous servi à financer des projets locaux, en conformité avec la loi provinciale.
En outre, même dans l'éventualité où Québec donnerait le feu vert à l'utilisation de tous les surplus restants de l'ex-ville de Hull - un peu moins de 600 000 $ - ils ne suffiraient pas à payer un dôme. « Au total, le projet du dôme est évalué à 2,3 millions $, a dit Mme Gaudreault. Quand bien même le 500 000 $ serait autorisé, personne n'a le reste du montant. Et il faudrait un plan d'entretien, avec du personnel. La réalisation de ce projet n'est pas pour demain. »
L'interdiction d'utiliser les surplus met aussi du plomb dans l'aile au projet de Tennis Outaouais Performance (TOP), une école de tennis à but non lucratif. TOP souhaitait construire deux terrains de tennis couverts près de la Sporthèque, en vue de partager les heures d'utilisation avec la Ville de Gatineau.











