Alain Sear, le propriétaire majoritaire et président de l'équipe junior, a avancé qu'il entretenait un peu d'espoir de recevoir l'aide d'un palier gouvernemental en raison de l'injection de milliards de dollars pour stimuler l'économie au cours de la dernière année, mais au fond de lui-même, il savait qu'il rêvait en couleurs.
« Ça fait un an que nous savons que l'enveloppe de Chantiers Canada est vide. Ce qui nous inquiète présentement, c'est qu'il y a un an, les députés, le cabinet du maire et les fonctionnaires de la Ville de Gatineau trouvaient que le dossier de Guertin était prioritaire. Un an plus tard, on ne sait toujours pas où on s'en va. »
Découragé par l'immobilisme de la Ville dans le dossier de Guertin, Sear se demande s'il y a une réelle volonté de reconstruire ou de rénover le vétuste amphithéâtre. L'année dernière, un projet public-privé de rénovation de Guertin soumis par les Olympiques avait échoué parce que le gouvernement du Québec avait jugé qu'il n'y avait pas eu d'appel d'offres.
« Notre projet n'a pas été refusé parce qu'il n'était pas bon. Il a été refusé parce que nous ne sommes pas passés par des soumissions en bonne et due forme. Les différents paliers de gouvernement n'ont pas d'argent pour financer la reconstruction de Guertin alors que nous avions proposé une solution gagnante en finançant nous-même le projet. Nous prenions tous les risques d'un projet clés en main qui coûtait 28 millions $. Si l'absence de soumission était le seul obstacle à franchir, je me demande pourquoi il n'y a pas eu d'appels d'offres un an plus tard. Ce n'est pourtant pas très compliqué à faire », ajoute M. Sear, qui vient de voir son rêve d'accueillir le tournoi de la coupe Memorial en 2012 s'envoler.
Même s'il trouve le dossier de Guertin exténuant en raison de sa lenteur, Alain Sear assure qu'il ne lance pas la serviette pour autant. Il souhaite toujours assurer la survie des Olympiques à Gatineau à long terme. « Nous allons tout faire pour garder l'équipe à Gatineau pour les prochains 25 à 50 ans. Nous sommes toujours prêts à trouver des solutions viables à long terme. Nous allons trouver une façon de faire débloquer le dossier. Une chose est sûre cependant, c'est qu'il faut des infrastructures adéquates et des services de base pour opérer une équipe de hockey junior. Ce ne sont pas des menaces de notre part. C'est la réalité. »












