Selon nos informations, un entrepreneur « indépendant » a été embauché pour faire le tri parmi tous les « extras » demandés tant par la Ville que par l'entrepreneur lors de la construction.
De part et d'autre, de « grandes quantités » de changements aux plans originaux auraient été réclamés pendant la réalisation du chantier de 50 millions $, indiquent nos sources.
La compagnie Construction Larivière a été embauchée pour « donner une opinion » sur la justesse - ou non - de chacun des ajouts.
La Ville de Gatineau entrevoit déjà des discussions avec l'entrepreneur Decarel sur la question des « extras ». Le maire Marc Bureau a même évoqué, le mois dernier, un recours éventuel à la médiation pour s'entendre sur les excédents de coûts.
À deux reprises l'été dernier, la municipalité a consenti des « ajustements de coûts » totalisant 770 000 $ à l'entrepreneur Decarel.
Les ingénieurs de la municipalité ont approuvé des travaux consistant notamment à installer davantage de gradins le long de la piscine et un plancher spécial pour le volley-ball. Depuis, aucun nouvel ajustement n'a été approuvé.
La Ville de Gatineau retient même des paiements à l'entrepreneur Decarel depuis le mois de novembre en attendant la livraison de l'édifice, qui a été repoussée quatre fois.
Des sous-traitants, qui se plaignent de ne pas avoir été payés par Decarel, ont publié pour leur part des hypothèques légales totalisant 8 millions $ sur le centre sportif.
« Compagnies de gestion »
« On peut se demander si la Ville a les compétences pour gérer des contrats de cette ampleur », note Me Richard Leblanc, avocat spécialisé dans le domaine de la construction.
Me Leblanc pense que les villes auraient peut-être avantage à embaucher des compagnies spécialisées dans la gestion de chantiers. Le gouvernement fédéral fait couramment affaire avec ce genre de « super compagnies de gestion », note-t-il.
Comme ces compagnies sont indépendantes des entrepreneurs généraux, elles sont mieux en mesure de gérer les excédents de coûts qui surviennent inévitablement, dit-il.
Même si le recours à ces compagnies fait grimper les coûts initiaux, concède-t-il, les villes seraient gagnantes à long terme si le projet est livré à temps.
Le centre sportif doit être livré cette semaine, selon le dernier échéancier fourni par Decarel à la Ville de Gatineau.











