Pénurie de personnel

Le CSSSG enseignera lui-même à ses préposés aux bénéficiaires

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Foyer du Bonheur... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Foyer du Bonheur

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Philippe Orfali
Le Droit

Aux grands maux, les grands remèdes. Incapable de trouver des préposés aux bénéficiaires pour atténuer la pénurie de personnel qualifié, le Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG) formera lui-même douze de ses employés actuels afin qu'ils deviennent préposés.

La formation accélérée comptera 150 heures, soit moins du quart de la durée des formations habituelles, offertes dans divers instituts professionnels. Par la suite, un stage sera nécessaire avant d'entrer en fonction.

« À très court terme, c'était la meilleure solution pour aider les préposés. Il s'agit d'une situation exceptionnelle », a expliqué le porte-parole du CSSSG, Sylvain Dubé.

Cette formation maison s'adresse à tout employé du CSSSG qui a été embauché après le 1er janvier 2009. Une fois leur apprentissage complété, ces douze personnes pourront travailler uniquement dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) comme La Pietà ou le Foyer du Bonheur. Ce dernier recevra d'ailleurs de nouveaux préposés en priorité afin d'alléger le fardeau des employés actuels.

Les intéressés ont deux semaines pour se manifester. La formation débutera le 10 mai prochain, et les nouveaux préposés entreront en fonction le mois suivant.

Pas assez pour le syndicat

« On ne fera pas ce genre de formation chaque printemps, mais elle pourrait se répéter selon les circonstances », a précisé hier la directrice adjointe des ressources humaines du CSSSG, Ann Bélanger.

Cette hésitation à former davantage de préposés déplaît au plus haut point au porte-parole du syndicat des employés de la santé de Gatineau (CSN), Claude St-Jean. « Quand on a débrayé au Foyer du Bonheur, en octobre, on voulait une formation en continu, pas pour douze personnes seulement, mais en tout temps, pour mettre fin à cette pénurie. »

Selon lui, une quarantaine de préposés supplémentaires seraient nécessaires afin de régler la crise actuelle. Mais le CSSSG ne veut pas « se ramasser avec des employés qui n'ont pas de formation complète », dit M. St-Jean.

Le CSSS de Gatineau n'est pas le premier à agir de la sorte, à l'échelle provinciale, dans le but d'obtenir une main-d'oeuvre additionnelle dans de brefs délais.

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