Dans le cadre d'un déjeuner-causerie pour le 35e anniversaire d'Impératif français

Dan Bigras encourage les francophones à aimer leur langue

Sur le même thème

« Tu ne peux pas demander plus de bonheur si tu l'exprimes pas ». C'est dans... (Martin Roy, LeDroit)

Agrandir

Martin Roy, LeDroit

 

François Pierre Dufault
Le Droit

« Tu ne peux pas demander plus de bonheur si tu l'exprimes pas ». C'est dans ces mots que l'auteur-compositeur-interprète Dan Bigras exhorte les francophones à aimer leur langue, à s'exprimer dans leur langue.

L'artiste québécois était de passage à Gatineau, hier, dans le cadre d'un déjeuner-causerie soulignant le 35e anniversaire de l'organisme Impératif français.

« C'est un engagement envers toi-même. La langue française, ce n'est pas juste une langue ou une autre que tu as choisie. Ça fait partie de ton identité. Quand tu es né de descendance francophone, c'est la langue dans laquelle tu dois t'exprimer », a confié Dan Bigras au Droit.

L'interprète de Tue-moi et des Trois petits cochons constate que le danger de perdre sa langue et sa culture plane toujours sur les francophones.

« Il faut cultiver notre langue d'expression. Elle va nous être retirée si on n'y fait pas attention. On se rend moins compte du danger parce qu'on est écoeuré d'en parler. Mais si on arrête de s'occuper de notre langue, il y en a d'autres qui vont s'en occuper à notre place. Et dans leur intérêt, pas dans le nôtre », signale Dan Bigras.

L'artiste trace un parallèle entre le combat des francophones pour la survie de leur langue et le cheminement de jeunes en difficultés qui retrouvent, peu à peu, le goût des mots. L'expression n'est pas seulement linguistique, dit-il, elle est aussi physique.

« J'enseigne les arts martiaux à des élèves en difficultés. Dans ma classe, on leur montre à refaire confiance à des adultes. Tous leurs canaux de communication sont fermés pour se protéger et ne plus se faire agresser. Sauf le canal de la colère. Lui, est ouvert », indique Dan Bigras.

Par l'expression de cette colère, le porte-parole du Refuge des jeunes de Montréal dit qu'il arrive à faire ressortir la tendresse qui a été enfouie, à force de coups durs, au fond de ces jeunes. Puis, la parole leur revient.

Remise des prix

Une centaine de personnes se sont déplacées à la Maison du citoyen, hier, pour souligner le 35e anniversaire d'Impératif français.

Le président de l'organisme voué à la défense de la langue française, Jean-Paul Perreault, en a profité pour remettre ses prix citron et ses prix coco. Un prix citron a été décerné aux Jeux olympiques de Vancouver et un prix coco a été attribué aux magasins Sleep Country.

Le Festival du voyageur de Winnipeg, au Manitoba, a été décoré d'un prix Lyse-Daniels, remis à des personnes ou organismes qui se distinguent par leur contribution au rayonnement de la francophonie.

Le prix Impératif français a été remis à titre posthume au romancier Bruno Roy.

publicité

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer