Près de 1000 femmes n'ont pu y accoucher depuis l'ouverture, en 1994

La Maison des naissances victime de sa popularité

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Victime de sa popularité, la Maison de naissance de l'Outaouais a dû refuser,... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Patrick Woodbury, LeDroit

Justine Mercier

Justine Mercier
Le Droit

Victime de sa popularité, la Maison de naissance de l'Outaouais a dû refuser, l'an dernier, plus d'une centaine de demandes de femmes qui souhaitaient y accoucher.

Depuis son ouverture en 1994, 996 requêtes se sont soldées par un refus, faute de place. Alors que généralement, les places sont attribuées en priorité aux femmes ayant déjà accouché en maison de naissance, c'est la règle du premier arrivé, premier servi qui s'applique à Gatineau.

« Nous sommes la seule maison de naissance au Québec qui ne donne pas la priorité à celles qui ont déjà accouché ici, parce qu'on juge que ce n'est pas équitable », a indiqué la présidente du conseil des sages-femmes, Tobi-Lynn Bayarova.

Il faut donc s'y prendre assez tôt pour obtenir un suivi de grossesse avec l'une des neuf sages-femmes de l'Outaouais.

Bien souvent, les femmes appellent immédiatement après avoir constaté un résultat positif à leur test de grossesse.

Face à cette grande popularité, Mme Bayarova admet qu'un peu de renfort ne serait pas de refus, mais se dit tout de même consciente des contraintes budgétaires du Centre de santé de services sociaux de Gatineau.

« On aimerait avoir au moins une autre sage-femme, indique-t-elle. Il y a assez de charge de travail pour onze sages-femmes, et actuellement on est neuf. »

Portes ouvertes

La Maison de naissance de l'Outaouais procédait hier à une journée portes ouvertes dans le cadre de la Journée internationale des sages-femmes pour permettre à la population de visiter les trois chambres de naissance et de rencontrer les intervenants sur place.

L'an dernier, 225 naissances ont eu lieu sous la supervision de sages-femmes gatinoises.

Environ 70 % des accouchements ont eu lieu à la maison de naissance, tandis que d'autres choisissent plutôt d'accoucher à domicile.

Seulement 2 % des naissances ont lieu à l'hôpital, presque toujours pour des raisons médicales, par exemple dans le cas d'un accouchement vaginal après césarienne. « La plupart du temps, c'est nous qui insistons », précise Mme Bayarova.

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