Au plus bas dans les sondages et attaqué inlassablement sur plusieurs fronts ces derniers mois, le premier ministre Jean Charest juge l'heure venue de donner un important coup de barre, selon ce qu'a appris La Presse Canadienne. Il procédera, dans un premier temps, à un remaniement majeur de son cabinet d'ici la fin juin.
Le ministre MacMillan pourrait donc retourner sur la banquette arrière au profit de sa collègue de la circonscription de Gatineau, Stéphanie Vallée, actuellement adjointe parlementaire au premier ministre. Cette dernière pourrait faire son entrée au cabinet à la fois pour représenter l'Outaouais et diminuer l'écart à atteindre pour la parité hommes-femmes. Norman MacMillan s'est retrouvé au centre de plusieurs controverses au cours des derniers mois dont l'une en lien avec la nomination d'un juge fils d'un organisateur libéral de longue date.
Courchesne, Bolduc et cie
Les jours de Michelle Courchesne à l'Éducation sont eux aussi comptés, tout comme ceux d'Yves Bolduc à la Santé, et de Julie Boulet, aux Transports.
Au cabinet du premier ministre, où elle n'a pas que des amis, Mme Courchesne était déjà connue pour son caractère instable. Le fait de s'être mis à dos tout le milieu de l'éducation avec ses modifications, en catimini, du calendrier scolaire pour accommoder quelques écoles juives, n'a pas joué en sa faveur.
Recruté pour régler les problèmes d'engorgement dans les salles d'urgence et diminuer les listes d'attente, Yves Bolduc n'a pas réussi à livrer la marchandise, ni à rassurer la population. On lui trouvera un nouveau défi, ce qu'il s'est dit prêt à accepter.
Par contre, Line Beauchamp, à qui on reconnaît un parcours sans faute au Développement durable, jouit de toute la confiance du premier ministre et devrait être promue à la Santé ou à l'Éducation.
Julie Boulet demeurera au conseil des ministres, mais loin des Transports, où elle a eu du fil à retordre ces derniers temps.
Jacques Dupuis, reconnu pour son ton cassant et ses airs de bagarreur en Chambre, perdrait son rôle de leader parlementaire, au profit du whip, Pierre Moreau.
Claude Béchard, de retour la semaine dernière de plusieurs mois de convalescence, a obtenu l'assurance qu'il resterait au conseil des ministres. Il devrait perdre l'Agriculture et la Réforme des institutions démocratiques, mais conserver son titre de ministre des Affaires intergouvernementales.
Celle qui compte 70 ans bien sonnés, Monique Gagnon-Tremblay, pourrait songer à couler des jours plus paisibles qu'à l'Assemblée nationale, mais elle demeurera au Trésor et en charge des négociations avec le secteur public.
Raymond Bachand restera aux Finances, et devra s'appliquer à « vendre » à la population les mesures les moins populaires de son budget, soit la cotisation-santé et la contribution-santé.
Comme elle le souhaite, Nathalie Normandeau conservera les Ressources naturelles. Clément Gignac, pourrait rester au Développement économique et Yolande James à l'Immigration.
Avec Catherine Lamontagne, LeDroit










