Des représentants du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) et du Centre local de développement de la Vallée-de-la-Gatineau (CLD) ont visité, la semaine dernière, certains des sites à l'étude depuis maintenant trois ans. « Ça s'annonce très prometteur et dans plusieurs cas, ça confirme les études préliminaires des agronomes », signale Yves Lévesque, directeur régional du MAPAQ-Outaouais. Ce dernier ajoute que même si ce secteur de l'Outaouais est un peu plus nordique que le reste de la région, l'évolution du climat permet aujourd'hui certaines cultures qui n'étaient pas possibles à une autre époque.
Les nouvelles cultures testées grâce au programme de mise en valeur du potentiel agricole de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau sont encore à l'essai, mais déjà, Marc Dupuis, directeur du CLD, voit le potentiel de commercialisation de certains de ces produits.
Deux petits fruits retiennent particulièrement l'attention. L'amélanchier et le camerisier sont deux arbustes fruitiers actuellement à l'étude sur cinq sites agricoles. Peu connus du grand public, leurs fruits sont de plus en plus utilisés par des transformateurs et des restaurateurs désireux d'offrir de la nouveauté à leur client. « Les quatre MRC de l'Outaouais se sont dotées d'un agent de commercialisation afin de permettre aux produits agroalimentaires de se tailler une place dans le marché de la région », explique-t-il. Le cerisier nain, le framboisier remontant et le bleuet sont aussi à l'étude, tout comme l'avoine nue, l'avoine blanche, l'orge brassicole, le canola, le soya et le millet perlé sucré.
Nouvelles techniques
Quant aux nouvelles techniques de récolte, celle des « grands tunnels » semble être des plus prometteuse, souligne M. Lévesque. Elle consiste à installer d'immenses couvertures en hauteur par-dessus les cultures maraîchères. Ça ressemble un peu à des serres, mais ouvertes aux extrémités.
Cette méthode actuellement testée sur trois sites permet un rendement supérieur à celui des champs et un prolongement de la période de culture.
L'irrigation est plus simple à effectuer et elle permet de diminuer l'utilisation des pesticides. La protection accrue contre le vent et les aléas de dame nature sont aussi l'un des principaux avantages de cette nouvelle technique.










