« Nous proposerons de donner plus de temps aux élus pour répondre aux questions posées par l'opposition, indique Olivier Charbonneau, représentant de l'Outaouais à la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec (PLQ). Ça permettrait de mieux élaborer les réponses et de faire un vrai état de situation. On l'a vu à plusieurs reprises lors des dernières sessions parlementaires ; la période de questions tourne plus souvent en guerre partisane qu'en session de travail permettant au gouvernement en place de répondre aux questions. »
Les représentants de la région soumettront au vote cette proposition lors du congrès annuel des jeunes libéraux qui se tiendra à Saint-Augustin-de-Desmaures, dans la région de Québec, les 13,14 et 15 août prochains.
De passage dans la région pour une tournée de consultation, le président de la Commission jeunesse du PLQ, Julien Gagnon, indique que la proposition de l'Outaouais devrait faire son chemin lors du congrès.
« On peut se poser la question est-ce que la tradition de la période de questions est toujours adaptée à la situation actuelle, dit-il. C'est clair que le format actuel permet plus une joute partisane que des réponses constructives dans laquelle le citoyen va trouver son compte. »
La réforme de la période de questions n'est pas le seul élément auquel s'attaqueront les jeunes libéraux lors de ce week-end. Le cynisme au sens large est dans la mire de la commission.
« C'est un cercle vicieux et l'ensemble des acteurs de la classe politique ont leur rôle à jouer, explique M. Gagnon.
« Le cynisme découle d'une distance entre le citoyen et le pouvoir et la perte de confiance sur la capacité de pouvoir changer les choses avec la politique, explique le président. Il faut trouver des méthodes modernes pour guérir notre démocratie et sortir du cercle vicieux qu'est le cynisme. »
Les médias
Le bouleversement qui touche toutes les entreprises médiatiques sera aussi au coeur des discussions lors du congrès. Selon les jeunes libéraux, la vitesse à laquelle l'information circule en 2010 entraîne une concurrence entre les différents médias qui menace de favoriser la quantité face à la qualité et le sensationnel au détriment du factuel. Les difficultés financières que vivent les grands médias en obligent plusieurs, disent-ils, à faire des choix de couverture qui mènent à l'escalade du marasme populaire face à la classe politique.
Les jeunes libéraux souhaitent se questionner sur la pertinence de protéger le titre de journaliste et d'étudier comment il serait possible de mieux définir la responsabilité des médias envers le public.
Il sera aussi question de modifier la Loi antiscab qui, selon la Commission jeunesse du PLQ n'est pas adaptée à la réalité des médias en 2010.
« Pourquoi ce secteur économique serait-il moins bien protégé que les autres », demande le président.











