Devant une réduction inévitable des services dans les centres du Dr Julien dans les quartiers montréalais Hochelaga-Maisonneuve et Côte-des-Neiges, le ministre Bolduc s'est engagé, hier, à trouver des sommes supplémentaires pour que leur financement atteigne 1 million $ cette année.
Pendant ce temps, le Centre de pédiatrie sociale de Gatineau, ouvert depuis novembre dernier sur la rue Notre-Dame, cherche toujours à obtenir un financement récurrent. La majorité de ce qu'il a reçu provient de dons de la communauté, qu'il s'agisse d'argent, de meubles, de jouets ou de livres.
Une rencontre a eu lieu cet hiver avec des représentants de l'Agence de la santé de l'Outaouais, qui ne se sont pas montrés très ouverts selon la directrice de l'organisme, Sylvie Hamelin. « À mon avis, quand tu fais une demande en janvier, quand t'es en mode survie et que rendu presque au mois d'août il n'y a pas de réponse, c'est inacceptable », estime Mme Hamelin.
La porte-parole de l'Agence de la santé de l'Outaouais, Marie-France Bégis, a indiqué que le traitement de la demande doit être fait « au cours de l'été 2010 ». « Probablement qu'au début de l'automne, il devrait y avoir au moins un contact, un suivi là-dessus », a-t-elle mentionné.
Un complément au réseau ?
Au cabinet du ministre Yves Bolduc, son attachée de presse, Marie-Ève Bédard, a indiqué que l'ensemble du financement des activités en pédiatrie sociale sera analysé prochainement lors d'une rencontre avec le Dr Julien.
La question de l'arrimage avec le réseau de la santé sera notamment au coeur des discussions.
« Oui, il y a un intérêt pour ce qui se fait en pédiatrie sociale, mais ça doit être un complément avec ce qui se fait dans le réseau de la santé », a indiqué Mme Bédard.
De l'espoir à Gatineau
Au Centre de pédiatrie sociale de Gatineau, la Dre Anne-Marie Bureau précise que l'affiliation avec la Fondation du Dr Julien est d'ordre philosophique et clinique, et que les centres en régions sont donc tous responsables de leur propre financement. Elle voit tout de même d'un bon oeil l'annonce faite mercredi par le ministre Bolduc. « Je suis pleine d'espoir, parce qu'encore une fois, c'est le Dr Julien qui défonce cette porte-là. »
Les responsables du centre gatinois estiment avoir besoin de 150 000 $ par année. Jusqu'à présent, environ 30 000 $ ont été reçus en dons, la majorité provenant du privé. Des ministres ont aussi octroyé 12 000 $ à partir de leur enveloppe discrétionnaire.
Une cinquantaine d'enfants ont reçu des services dans les locaux de la rue Notre-Dame depuis l'ouverture l'automne dernier. « Les enfants se sont vraiment approprié le centre, ils sont chez eux ici », affirme la Dre Bureau.
L'équipe dit réussir à fonctionner grâce à la présence de nombreux bénévoles et à la générosité de la communauté.












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