Selon nos informations, le président des Sénateurs d'Ottawa, Cyril Leeder, assisterait aussi à cette réunion au cabinet du maire.
Le grand patron de Brigil Platine a déjà dévoilé publiquement les grandes lignes de son projet de 75 millions $.
Sur un de ses terrains situés à Pointe-Gatineau, Gilles Desjardins construirait un complexe de trois glaces et une surface de soccer synthétique, avec un hôtel de 200 chambres et un centre de foire.
Selon nos informations, Gilles Desjardins a convaincu M. Leeder de l'accompagner à la réunion au cabinet du maire. Si la spécialité de Brigil se situe dans la construction, les Sénateurs d'Ottawa ont pour leur part acquis un certain savoir-faire dans la gestion d'aréna. Depuis 2004, le club de hockey gère notamment le Sensplex, un complexe composé de quatre patinoires et d'un terrain de soccer intérieur à Ottawa.
Par le passé, M. Leeder a exprimé son désir d'exporter ce savoir-faire sur la rive québécoise.
En 2008, son groupe Senators Sports and Entertainment s'est d'ailleurs associé à des partenaires intéressés à construire et à gérer un nouvel aréna pour les Olympiques de Gatineau.
Le consortium était également composé de l'homme d'affaires Camille Villeneuve et de la société d'ingénierie Dessau-Soprin.
Leur offre n'avait pas fait long feu. À l'époque, la Ville de Gatineau s'était déjà compromise en faveur d'un consortium concurrent. Mené par les Olympiques de Gatineau et l'homme d'affaires Raymond Brunet, ce consortium avait présenté un projet de partenariat public-privé de 28 millions $, qui s'était heurté au veto du gouvernement du Québec.
La présence de M. Leeder à la rencontre d'aujourd'hui ne signifierait pas qu'il a conclu une alliance formelle avec Brigil.
Le groupe des Sénateurs viendrait plutôt sonder le terrain en vue de gérer le futur domicile des Olympiques.
Accueil défavorable
Pour l'instant, la Ville envisage toujours de construire son nouvel aréna de 80 millions $ au croisement des rues Wellington et Montcalm.
Un plan B est déjà en cours d'élaboration au cas où les subventions ne seraient pas au rendez-vous.
La Ville pourrait alors opter pour un nouvel aréna sur le site actuel ou rénover l'amphithéâtre existant.
Jusqu'à maintenant, le projet de Brigil ne reçoit pas un accueil très favorable. Le maire Bureau déplore les coûts du projet et l'emplacement retenu, hors du centre-ville et en zone inondable.
Au conseil municipal, Gilles Desjardins dispose d'au moins un appui, celui du conseiller du district des Promenades, Luc Angers. Selon M. Angers, les terrains de Brigil ne sont plus considérés en zone inondable et son projet a l'avantage d'être moins coûteux et moins compliqué que celui retenu par la Ville.













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