Présentation d'un plan détaillé visant un statut particulier

Le recteur de l'UQO vise le début 2011

Jean Vaillancourt... (Archives, LeDroit)

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Jean Vaillancourt

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Justine Mercier

Justine Mercier
Le Droit

Alors que la prochaine session de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) accueille aujourd'hui quelque 6000 étudiants, son recteur Jean Vaillancourt se met en mode mobilisation.

Après avoir exposé il y a deux semaines les enjeux derrière sa demande de statut particulier devant la Commission de la culture et de l'éducation à Québec, il désire être en mesure de présenter au début 2011 un plan détaillé visant l'obtention d'un statut particulier pour le milieu de l'éducation postsecondaire de la région.

« Mon ambition, c'est qu'à Noël, on devrait avoir vraiment mobilisé les gens et je pense qu'il est raisonnable de penser qu'au début de l'année prochaine, on devrait voir sur papier un modèle à proposer au ministère [de l'Éducation, du Loisir et du Sport] », a laissé savoir M. Vaillancourt lors d'une entrevue avec LeDroit.

Les efforts de mobilisation toucheront évidemment le milieu de l'éducation, mais aussi d'autres partenaires comme la communauté des gens d'affaires, et même les gens du réseau de la santé qui possèdent « une expertise particulière au niveau des statuts particuliers ».

Plus de programmes

Misant sur le retard au niveau du financement et la pauvreté de l'offre de programmes dans la région en raison de la proximité d'Ottawa et de ses universités, le recteur de l'UQO entend faire valoir son point de vue auprès des décideurs. Il n'est pas normal, à ses yeux, que les résidants de l'Outaouais et des Laurentides n'aient accès qu'à 2 % de l'offre universitaire. « Manifestement, on a 10 % des payeurs de taxes du Québec qui reçoivent 2 % des services », déplore-t-il.

M. Vaillancourt aimerait que l'offre de programmes de l'UQO se développe considérablement rapidement. Il souhaite offrir 32 baccalauréats en 2014, alors que 21 sont actuellement offerts. « À Trois-Rivières, déjà, en 1999, il y avait 38 baccalauréats », a-t-il donné en exemple pour illustrer l'iniquité dénoncée par l'UQO.

« C'est désolant, et c'est d'autant plus désolant que c'est une situation qui perdure depuis de nombreuses années. [...] C'est en fait, à mon avis, une grande perte pour le Québec. Le Québec a, dans ces deux régions-là, plusieurs dizaines de milliers de jeunes qui devraient pouvoir aller à l'université avec les mêmes opportunités, la même accessibilité que les jeunes de l'Est du Québec. »

Projet à Ripon

La priorité du développement de l'UQO, c'est l'Institut des sciences de la forêt feuillue tempérée (ISFORT), à Ripon, qui serait « l'embryon du département de sciences naturelles de l'université ».

Il est cependant urgent qu'une décision soit rendue par Québec dans ce dossier, car l'UQO attend toujours une enveloppe budgétaire pour assurer le fonctionnement lié à ce projet de construction de 3,1 millions $.

La part du fédéral dans le budget d'infrastructures vient à échéance le 31 mars prochain, de sorte qu'il y a urgence de savoir si Québec injectera les 6,1 millions $ nécessaires au démarrage, sur six ans. « Il y a urgence. [...] C'est bien évident que si on perd la part fédérale, le projet de construction est compromis. »

L'UQO a par ailleurs enregistré, cette année, une hausse de 12,3 % des demandes d'admission.

Les données préliminaires font état d'une augmentation de 9,3 % du nombre de nouveaux étudiants par rapport à l'automne dernier.

La hausse est surtout importante au campus de Saint-Jérôme, où les inscriptions ont augmenté de 22 %, notamment en raison de l'ajout du baccalauréat en administration.


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