Le report de Calypso n'angoisse pas l'Est ontarien

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Jean-François Dugas
Le Droit

La décision de reporter l'ouverture du parc aquatique Calypso d'un an apporte une certaine déception mais pas un état d'abattement total dans l'Est ontarien.

« Je ne suis pas surpris, considérant l'immense tâche qu'il y avait à accomplir en peu de temps. J'espérais quand même qu'ils puissent tout compléter selon l'échéancier prévu », affirme Sylvain Charlebois, coordonnateur du développement économique et touristique de la région.

Le maire de La Nation, où cet attrait touristique prend peu à peu forme, abonde dans le même sens. « Tout le monde se faisait une joie de voir l'arrivée de cette activité en 2009. Mais nous savions qu'ils avaient pris du retard et on comptait tous sur un automne et un hiver doux (pour rattraper le temps perdu). Malheureusement, cela ne s'est pas produit », signale Denis Pommainville.

Jeudi, le promoteur du parc aquatique, Guy Drouin, a révélé au Droit qu'il devait reporter l'ouverture de son entreprise saisonnière en raison de retards irrécupérables dans les travaux de construction.

« C'est malheureux qu'il retarde d'un an en raison de l'important investissement qu'il fait dans la région. Les gens de la région étaient excités par le projet, surtout avec la situation économique actuelle, mais on comprend sa décision », ajoute Ron Thériault, président de la chambre de commerce locale.

Les gens d'affaires des environs salivaient à l'idée de voir des milliers de visiteurs débarquer dans leur cour à chaque jour. La décision de retarder l'ouverture de Calypso aura certainement un impact sur l'économie locale, estime M. Thériault.

« Il y a plusieurs investisseurs qui ont investi des sommes importantes dans l'espoir que le parc aquatique allait ouvrir ses portes cet été. C'est certain que cette décision va les affecter. J'espère qu'ils vont pouvoir attendre un an. »

De son côté, M. Drouin précise que la menace d'une récession incessante n'a aucunement influencé sa décision. « Ce n'est pas une décision basée sur une l'économie. Même s'il y a une récession, cela n'a pas une grande incidence dans notre domaine, parce que les gens veulent quand même sortir et s'amuser. »

Un été sans Calypso ni L'écho

Éternel optimiste, M. Charlebois voit le bon côté des choses. À son avis, l'ouverture de Calypso en juin 2010 permet à tous les intervenants touristiques de mieux préparer son arrivée.

« Ça nous permettra de mettre des stratégies en place. Cela donne une chance à tout le monde de se préparer pour l'accueil de 10 000 à 15 000 personnes par jour », dit-il.

Le coordonnateur du développement touristique et économique concède qu'un été sans le parc aquatique ni le méga-spectacle L'Écho d'un peuple, qui a décidé de suspendre ses représentations en 2009, rendra la tâche plus difficile au chapitre du tourisme.

« Cette situation nous donnera l'occasion de mettre l'accent sur d'autres activités, tel le vélo. Dans nos centres touristiques, deux véhicules sur cinq transportent des vélos. Nous allons nous rabattre sur cette activité, notamment en faisant la promotion de notre sentier récréatif. »

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