Controverse linguistique

Le Festival des tulipes « regrette »

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Le Festival des tulipes « regrette »

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Festival des tulipes

Archives, LeDroit

 

Patrice Gaudreault
Le Droit

Plongée depuis dix jours dans une controverse linguistique, la direction du Festival canadien des tulipes a convié les médias à un « point de presse de langue française », profitant de l'occasion pour présenter ses excuses.

« Je regrette de ne pas avoir mieux expliqué cet événement à notre estimé public francophone, naturellement froissé puisque le premier point de presse a eu lieu principalement en anglais », a déclaré Julian Armour, hier, par voie de communiqué.

Le directeur général du Festival est revenu sur les incidents du 26 mars dernier, alors que son organisation avait omis d'inviter plusieurs médias - dont LeDroit - au grand dévoilement de sa programmation 2009, lors d'une conférence de presse où le français n'était pas à l'honneur. La bévue avait eu des échos jusqu'à la Chambre des communes, où le député bloquiste de Gatineau, Richard Nadeau, a dénoncé le « traitement méprisant » réservé aux francophones.

« Une annulation inattendue s'est produite à cette époque dans notre passionnant programme de langue française de 2009 », a répété M. Armour, hier, faisant référence au retrait du conférencier Hubert Reeves, la veille de la conférence de presse.

Après avoir blâmé des « trous » dans la stratégie médiatique, la direction du Festival a fait un pas de côté, la semaine dernière, défendant sa décision de procéder au lancement de ses programmations anglophone et francophone séparément. Dans une entrevue accordée au Ottawa Sun, M. Armour a d'ailleurs affirmé que le Festival des tulipes investissait beaucoup d'efforts et d'argent pour être bilingue, même si « nous ne sommes pas tenus de l'être ».

Locataire des terrains de la Commission de la capitale nationale - qui impose dans ses baux le bilinguisme des annonces publiques, des services et de tous les documents - le Festival des tulipes a adopté un ton plus conciliant hier. « Je suis personnellement profondément désolé d'avoir créé un malentendu à cause de cette décision, puis de quelques commentaires, surtout après les efforts importants déployés par le Festival pour élargir ses communications en français, conformément à son profond attachement à la nature biculturelle de la capitale nationale », a déclaré M. Armour.

Les médias francophones sont conviés à un point de presse, demain midi. Outre la programmation 2009, le Festival des tulipes promet de donner des détails quant à la mise sur pied d'un conseil communautaire, qui doit permettre de « représenter fidèlement les convictions et les valeurs des principaux groupes linguistiques et culturels de la capitale nationale ».

Misant sur un budget de 3,4 millions de dollars, le Festival des tulipes espère attirer quelque 600 000 festivaliers au cours des 18 jours d'activités de sa prochaine édition, qui doit prendre son envol le 1er mai.

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