Près de 600 manifestants étaient présents sur les lieux mercredi à 16 h, selon les dernières estimations de la police d'Ottawa. C'est deux fois plus que mardi.
«À 16 h 00, ils bloquaient la rue Wellington de la rue Elgin à la rue O'Connor», a déclaré le porte-parole de la police, le constable Jean-Paul Vincelette. La police suggère aux gens qui travaillent au centre-ville de quitter le boulot plus tard qu'à l'habitude, dans la mesure du possible.
Comme mardi, les trajets d'autobus qui traversent le centre-ville sont détournés. Les autobus d'OC Transpo et de la STO emprunteront la rue Albert en direction ouest entre les rues Elgin et Kent. Les circuits en direction est emprunteront la rue Slater entre les rues Lyon et Elgin.
M. Vincelette a ajouté que les policiers n'avaient pas l'intention de mettre un terme au rassemblement pour le moment.
«On respecte le droit de tenir une manifestation de façon pacifique, a-t-il dit. Dans ce contexte, notre rôle est d'assurer la sécurité du public et celle des manifestants.»
Plusieurs rues du centre-ville ont été fermées jusqu'à 23 h, hier soir, par les manifestants - ils étaient entre 300 et 400, au plus fort de la tourmente, selon la police - créant un véritable labyrinthe dans lequel étaient bloquées plusieurs dizaines d'automobiles.
Selon la porte-parole de la STO Céline Gauthier, le centre Rideau et la Place d'accueil à Gatineau sont deux dessertes stratégiques où se rendre pour prendre l'autobus.
Les manifestants promettent de rester sur place jusqu'à ce que le gouvernement canadien demande un cessez-le-feu entre l'armée sri-lankaise et les Tigres tamouls.
«Nous sommes ici près d'un millier de personnes, qui viennent de Montréal, d'Ottawa ou de Toronto. Il y a un vrai génocide là-bas, et le Canada ne fait rien», a déclaré Sahabthan Jesuthasan, porte-parole de Tamils Stand United, l'un des groupes présents mardi soir.
Cette manifestation survient à la suite de bombardements menés lundi dans le nord-est du Sri-Lanka par l'armée sri-lankaise. Au terme de trois mois d'une offensive militaire présentée comme « finale », les Tigres de libération de l'Eelam tamoul sont confinés sur une mince bande de terre et de jungle dans le nord-est du pays. L'ONU pense qu'entre 100 000 et 150 000 civils sont toujours pris au piège. Colombo les estime à 70 000 et rejette tous les appels internationaux à une trêve.












