« Je ne suis plus capable d'entendre à la radio que les gouvernements cherchent à investir dans des projets qui sont 'prêts à démarrer'. Nous le sommes depuis six mois ! Nous pouvons lancer le processus d'appel d'offres dans 48 heures, aussitôt qu'il y a une annonce (d'appui financier) », affirme Mathieu Mault, conseiller expert pour l'ACIH.
Robert Bourdeau, le visionnaire derrière l'initiative combinant études secondaires et hockey de haut calibre, est tout autant exaspéré après sept ans d'efforts.
Lundi soir, le promoteur a quitté en trombe une séance du conseil municipal de Russell, à bout de patience face aux questions des échevins qui avaient soulevé leurs inquiétudes quant à la contribution financière de la municipalité.
Pourtant, contrairement aux projets de partenariat public-privé (PPP) qui se précisent pour le Centre Robert-Guertin à Gatineau ou pour un nouveau stade professionnel à Ottawa, la municipalité locale n'a jamais eu à débourser un sou, même si ses résidants pourront utiliser les deux nouvelles patinoires régulièrement.
La grogne dirigée vers les élus municipaux est véritablement ciblée aux gouvernements de l'Ontario et du Canada.
Les députés provincial et fédéral de Glengarry-Prescott-Russell, le libéral Jean-Marc Lalonde et le conservateur Pierre Lemieux, appuient le projet.
Sauf que si chacun le considère une priorité, ils n'ont toujours pas consenti leur part de 6,8 millions $, demandée par l'ACIH, qui a un statut de d'organisme de bienfaisance. Le temps est venu de prouver leur soutien pour entamer les travaux de construction, dit-on à l'ACIH. Surtout que M. Bourdeau comblera le restant du financement.
« Nous l'avons conduit aussi loin que nous le pouvons de notre côté, a indiqué M. Mault. MM. Lalonde et Lemieux sont sur la patinoire, ils travaillent forts, mais nous avons besoin d'un but. Nous sommes en prolongation. »











