C'est sans aucune marque de fatigue qu'ils scandaient hier soir une série de slogans, implorant l'intervention du gouvernement canadien dans le conflit qui oppose les Tigres de l'Eelam tamoul à l'armée sri-lankaise.
Ottawa a cependant refusé de négocier avec eux tant qu'ils brandiront des drapeaux à l'effigie des Tigres, considérés comme une organisation terroriste par le Canada.
Gréviste à l'hôpital
L'un des grévistes de la faim a été mené à l'hôpital hier, car son état de santé se dégradait. « L'homme de 37 ans avait cessé de boire de l'eau il y a trois jours. Il se plaignait de crampes et il semblerait qu'un abcès à l'estomac ait éclaté », a indiqué hier l'un des médecins des cinq grévistes, Victor Sathakumar. Les autres grévistes ont quant à eux réitéré leur intention de continuer à jeûner tant qu'un cessez-le-feu permanent n'aura été imposé.
La trêve se poursuit
Au Sri Lanka, les rebelles - qui ont de facto perdu la guerre contre l'armée - se sont dits prêts hier à conclure un cessez-le-feu sous l'égide de la communauté internationale, une offre rejetée par Colombo.
Le pays, en guerre depuis 37 ans, observe jusqu'à aujourd'hui une trêve de 48 heures, consentie par le gouvernement sous pression internationale pour laisser partir 100 000 civils pris dans la zone du conflit dans le nord-est de l'île.
D'après des experts, cette guerre s'explique en partie par le ressentiment des Cinghalais à l'égard de la minorité tamoule, soupçonnée d'avoir été favorisée par Londres jusqu'à l'indépendance de 1948. Confrontés à un régime dominé par des Cinghalais, des Tamouls avaient fondé les Tigres en 1976, réclamant l'indépendance du nord et de l'est du pays et régnant jusqu'en 2007 sur 18 000 km2 de territoires. Mais après trois ans de guerre, les Tigres sont aujourd'hui très affaiblis.
Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts depuis 1972, dont 3 000 civils depuis le, selon l'ONU.
Des manifestations se multiplient depuis des semaines en Occident, notamment à Londres où 100 000 personnes ont défilé ce week-end.
AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE












Commenter cet article
Les commentaires sont maintenant fermés sur cet article.
Nous vous invitons à commenter les articles suivants:
Veuilez noter que les commentaires sont modérés et que leur publication est à la discrétion de l'équipe de Cyberpresse. Pour plus d'information, consultez notre nétiquette. Si vous constatez de l'abus, signalez-le.