Cette semaine, ce fut au tour de Richard Legault, conseiller municipal de La Nation dans l'Est ontarien, de fustiger son représentant fédéral.
« À titre de Canadien, la Constitution me donne droit à ma langue, à me faire juger dans ma langue et de me faire comprendre dans ma langue. On parle quand même de la dernière instance », a-t-il affirmé au Droit.
Lundi soir, Pierre Lemieux a rendu visite à la municipalité pour expliquer sa position. « Il nous a demandé de lui laisser la chance d'expliquer sa position Cependant, c'est la même qui a été relatée dans les journaux. Il s'est répété tel un disque rayé. »
M. Lemieux estime que la capacité de travailler dans les deux langues officielles est un « facteur important » mais non obligatoire. À son avis, le critère de bilinguisme pourrait exclure des candidats compétents.
« Il dirait quoi, lui (M. Lemieux), si le juge le plus compétent était unilingue japonais ? Le bilinguisme passe avant les compétences », a insisté M. Legault.
Vendredi dernier, la députée libérale de Notre-Dame-de-Grâce-Lachine, Marlene Jennings, s'est jointe à la liste de détracteurs de M. Lemieux lors d'une activité de financement au profit de l'Association libérale de Glengarry-Prescott-Russell. « La personne qui représente le comté actuellement, à mon avis, c'est un homme sans une épine dorsale. C'est un homme qui manque de courage et c'est un homme qui n'a pas le front de défendre les droits de 62 % de la population (des francophones) de cette circonscription » a lancé Mme Jennings aux militants libéraux.
« Quand Pierre Lemieux n'a pas le courage d'appuyer la décision du conseil municipal du canton de Russell pour avoir un affichage (commercial) bilingue ; quand il n'a pas le courage de se prononcer sur une motion à la Chambre des communes (pour le bilinguisme à la Cour suprême), il ne mérite pas la confiance des électeurs et des résidants de sa circonscription. Il mérite d'être mis à la porte et au plus sacrant ! »
Yvon Godin, le député néo-démocrate d'Acadie-Bathurst qui a proposé le projet de loi aux Communes, l'Association canadienne française de l'Ontario de Prescott et Russell, le conseil municipal de Clarence-Rockland, l'ex-député du comté, Don Boudria ainsi que l'ancien député de Chapleau et ministre québécois de la Francophonie canadienne, Benoît Pelletier, ont tous souligné l'importance du bilinguisme à la Cour suprême du Canada au cours des dernières semaines.












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