À défaut d'obtenir gain de cause, ils veulent dénoncer cette pratique de transfert systématique à chaque cinq à sept ans.
« Le conseil scolaire tient à vous informer qu'il est formellement en désaccord avec votre décision », a écrit le regroupement de parents à l'intention du directeur de l'Éducation, Roger Paul, cette semaine.
Du nombre, Hélène Brassard s'est livrée au Droit.
« C'est quoi l'idée de changer la direction ? Ça déstabilise les enfants. Nous sommes bien déçus de cette décision-là et les élèves aussi », a-t-elle déclaré, prenant bien soin de préciser que le conseil scolaire avait agi seul et non à la demande du directeur de l'école.
À la fin du mois d'avril, le CSDCEO a confirmé que Benoît Boulerice serait muté aux écoles primaires d'Alfred et de Lefaivre.
La décision est irrévocable, soutient Johanne Côté, attachée de direction au CSDCEO.
Exporter l'expertise
« Après cinq à sept ans dans une école, nous estimons qu'un directeur a relevé tous les défis qu'il voulait accomplir. Donc, on lui propose de nouveaux défis dans une nouvelle école.
«Quand nos bons leaders font quelque chose de bien, on peut ainsi l'exporter ailleurs. Nous ne faisons pas un changement juste pour faire un changement », explique-t-elle.
Si Mme Brassard comprend que la présente bataille est perdue d'avance, elle espère que le CSDCEO changera sa politique de mutation, notamment en consultant les parents concernés au lieu d'imposer leur choix.
« Je dénonce le fait que nous n'avons pas été consultés. Nous aimerions les sensibiliser et les inviter à reconsidérer une nouvelle pratique. »
Bien qu'empathique à son désarroi, Mme Côté n'entrevoit pas de changement de politique à l'horizon.
« Le changement nous fait peur et c'est difficile de quitter les gens que l'on aime. Mais, par le passé, nous avons jamais eu de communautés qui se sont révoltées avec l'arrivée d'une nouvelle direction. Avec un tel changement, on en ressort tous enrichis. »










