Le porte-parole des Mohawks, Brendan White, a confirmé hier que le vice-président de l'ASFC, Luc Portelance, les avait contactés et qu'il serait « prêt à les rencontrer » pour discuter de leur position concernant l'armement des douaniers. Cette mesure est entrée en vigueur lundi et est au coeur de la discorde.
Une telle rencontre devrait se dérouler au cours des prochains jours, espère-t-il. Toutefois, les Mohawks ne semblent pas vouloir déroger de leur position d'interdire le port d'arme par les douaniers sur leur territoire. Ils évoquent des raisons de sécurité.
« La position de notre communauté n'a pas changé. Nous ne permettrons pas aux douaniers de porter une arme », a martelé M. White.
À l'inverse, le gouvernement fédéral refusera d'ouvrir la frontière jusqu'au jour où les Mohawks accepteront que les douaniers soient armés.
M. White a confirmé que des Mohawks avaient rencontré le président de l'ASFC, Stephen Rigby, jeudi dernier lors d'une rencontre qualifiée d'informelle par ce dernier. Les Mohawks auraient alors offert un compromis, c'est-à-dire de procéder à l'armement graduel des douaniers d'ici 2016.
M. Rigby se serait montré peu enclin à aider la cause des autochtones. « C'est ce que c'est », aurait-il lancé en parlant de la nouvelle mesure gouvernementale.
De son côté, le président du syndicat des douaniers, Ron Moran estime que la seule solution acceptable pour les deux camps - quoiqu'à long terme - serait de retirer le poste frontalier de la réserve des Mohawks et de le déménager à Cornwall.
Accès refusé aux médias
Si les médias ont pu circuler librement sur l'île de Cornwall lundi, ils se sont vus refuser l'accès hier. M. White soutient que seuls les résidants de la réserve peuvent s'y rendre en vertu d'une entente avec les autorités qui a permis la réouverture du pont. La présence de médias pourrait compromettre l'entente, prétend le porte-parole.
La GRC s'en mêle
Depuis hier, des agents de la Gendarmerie royale du Canada portent main-forte à aux corps policiers locaux à l'entrée du pont international, qui demeure fermé. Un agent du service policier d'Akwesasne, est présent sur les lieux afin d'identifier les occupants des automobiles et assurer qu'ils sont des résidants de la réserve.
Par ailleurs, le conseil des Mohawks d'Akwesasne a lancé une pétition dans Internet. En fin d'après-midi hier, plus de 350 signataires avaient manifesté leur appui.











